‹ Le dialogue de Sainte Catherine de SienneChapitre 13 sur 287 · PREFACE XXV H · texte numérisé non relu

PREFACE XXV H

il a entendu sa parole, il a vu les secrétaires écrire sous sa dictée, il les nomme, il remarque qu'ils n'écrivent pas ensemble, mais à tour de rôle. Si, malgré ces garanties, quelque détail avait pu lui échapper, il a pu se renseigner tout à loisir. 11 a vécu dans l'intimité de Dom Etienne, Prieur de la chartreuse de Pontignano, aux portes de Sienne, il a collaboré avec lui à une traduction latine du Dialogue. De plus Cristoforo était notaire: ses fonctions même avaient développé chez lui Tamour et rhabitude du détail précis et la crainte de toute méprise.

Cependant une particularité s'estglissée avec le temps dans les histoires de la sainte. C'est que Catherine aurait écrit elle-même, de sa propre main, à différentes reprises, plusieurs feuillets du Dialogue qui ne sont pas autrement désignés.

C'est le P. Thomas Gaffarini, avec sa déposition au procès de Venise, qui est la source de ce récit.

1° « Je tiens, atteste-t-il, de Dom Etienne de Sienne, qui me le conta dans une lettre, qu'après que cette vierge eut appris miraculeusement à écrire, au sortir de son extase, elle rédigea quelques mots en langue vulgaire qu'elle adressa à Dom Etienne avec cette note : « Sache, mon Fils très cher, que cette lettre est la première que j'aie jamais écrite ».

2° Dans la même missive, Dom Etienne Maconi aur-ait encore raconté au P. Thomas Coffarini « qu'en sa présence maintes fois il vit la sainte écrire de sa propre main,. et en particulier plusieurs feuillets du Livre qu'elle composa en langue vulgaire ». Ces autographes, Dom Etienne les aurait déposés à la chartreuse de Pontignano près de Sienne. «J'écrivis, dit CalTarini, à Dom Etienne pour qu'il voulut bien me faire envoyer l'une de ces écritures de notre vierge, mais je n'ai jamais rien reçu^ ')

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