SCÈNE XIII
Les Mêmes, GUST.4VE.
GUSTAVE , revenant du fond.
Wilhelmine !... dans les bras de Muller !...
MULLER
ISe vas-tu pas encore être jaloux ?... Oh ! jettetoi plutôt à ses pieds... car c'est ton bon ange... elle n'a pas vendu le diamant...
Ah!...
MULLER
Elle t'apporte pour dot le million que j'allais donner à monsieur.
WILHELMINE
Je ne comprends pas!... expliquez-vous?
GUSTAVE
Oui, oui, ma Wilhelmine!.. mon ange!...
Tout ceci n'était qu'une épreuve de Muller... Le diamant est véritable et nous sommes millionnaires!...
WILHELMINE
Oh! Gustave!...
MULLER
Le voilà revenu à ses grandes idées !
ZAMBULANTI.
Millionnaires!... oui, ils le sont tous!... Il n y a que moi qui ne le suis plus... .
MULLElf.
Zambulanti!... J'allais te donner un bon milUon... mais lu me permettras de me priver de ce petit plaisir-là... et de te donner à la place...
ZAMBULANTI.
Quoi donc ?
MULLER
Un bon conseil!... un conseil de confrère... Change de système et de conduite... ou, quelque jour tu seras pendu tout à fait, et ce n'est pas moi qui couperai la corde, je t'en avertis!...
ZAMBULANTI.
C'est fort bien !
MULLER
Si ça t'arrange... c'est fort bien, comm.e tu dis'..., Quanta moi, ma joie est à son comble, car le mal que je vous avais fait sans le vouloir est réparé , et j'ai assuré le bonheur de Gustave et de Wilhelmine !... Gustave es-tu toujours jaloux?...
GUSTAVE
On ne peut pas l'être de son père !
MULLER
Trois millions !... et mon héritage, un jour... Le plus lard possible!... vous pouvez attendre... et, avec ce que vous avez déjà , faire flgure... partout où vous voudrez!... Pour moi, quand, du fond de mon magasin , je verrai passer ma fille adoptive dans un brillant équipage... je me dirai avec fierté : voilà le plus joli joyau qui soit sorti de mon magasin !..