‹ Le dimancheChapitre 15 sur 26 · HOTES · texte numérisé non relu

HOTES

a placé tm trophée emblématique qui rappelle le«r état et leur noble roture.

Bn tortaot de liOuraîo par la porte de Xaliaet, ou entre dans une campagne fleurie , terminée par un boriioa inégal ; des arbres touffus ombragent une large route et se réfléchissent dans l'eau claire et immobile d'un canal. Ces collines , ces yallées paraissent le prolongement des jardins que Ton cherche , et à peine a-t-on fait un pas que l'on pense être arrivé. Après une heure et demie de marche , on trouTe sur la droite du cmal un pavillon dont l'opulente apparence est peu d'accord avec le bâtiment rustique sur lequel il s'appuie; on traverse une longue allée d'où l'œil embrasse plusieurs points de vue^ et l'on se trouve enfin devant la grille du château. Des domestiques , à qui leurs maîtres n'ont point donné des leçons d'impertinence , s'empressent de recevoir le voyageur; après qu'on lui a offert des rafraichissemens présentés avec une magnifique recherche et une politesse aisée, on le conduit dans les jardins qui sont d'une vaste étendue. De grandes eaux , de la verdure y de l'ombre sont partout de belles choses , et il faut que l'on soit bien malheureux pour gâter absolument tout cela. Mais ici l'art n'a point outragé la nature. J'ai surtout remarqué le goût avec lequel on a marié les diverses sortes d'arbres et les différentes nuances de vert. Les aspects , ménagés avec adresse , varient d'effet à chaque heure du jour ; les masses sont disposées d'une manière pittoresque et les fabriques dispersées avec une sage retenue. Parmi celle»-ci on distingue un

temple qui te détache légèrement tur Pazur du 6m\ , un pont chinois plein de hardiesse et une grotte bien entendue, mais C[ui trahit trop la main de l'homme. Quelques antres ponts m'ont semblé d'une construction lourde et les statues en général d'une exécution faible. Dès barques répandues sur une belle riyière, dont les méandres découpent agréablement l'émail des prairies , et des jeus CBLchét sous la feuillée, attendent la folâtre jeunesse , tandis cpi'un plantureux potager, des serres bien peuplées attirent le botaniste et l'ami des connaissances agricoles.

Delille ayait dit^ après avoir blâmé ceux qui attristent les jardins en y plaçant les bustes des Césars et d'au*très figures sinistres :

Mootres-moi d«8 mortels plus chers & noire amour. En des lieux consacrés ù leur apothéose , Crées un Elysée où leur ombre repose.

Loin des profanes yeux , dans des vallons couverts !be lauriers odorans , de myrtes toujours verts -, En marbre de Paros ofires-nons leurs images.

Loin tous ces conçpiérans en ravages fertiles <

Comme Us troublaient le monde, ils troubleraient cesiieux.

Places-y les amis des hommes et des dieux>

Ceux qui par des bienfaits vivent dans k mémoire ,

Ces rois dont leurs sujets n*ont point pleuré la gloire» etc.

M. Castel a déTcloppé la même idée , et H. Plasschaert l'a suivie. Il a formé un Elysée dans uli des bocages de VTespelaar ; mais un Elysée trop cleissique. le Styx , la

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barque de Caron, tout s'y trouve : mythologie d'une exactitude qui^end bien menteur ce Panthéon de feuillage.

Dana un îlot s'élève un obélisque avec ces vers de Virgile , traduits par Delille , dont l'image e$^ plaeée à côté de celle du poète de Mantoue :

Htc manus , ob patriam pugnanda vulnera passi , Quique sacerdotes casti dàm viia manebat , etc.

Là régnent les vertus ; là sont ces cœurs sabUmes , Hérot de la -patrie ou se% nobles victimes ; Les prêtres qui D*ont point profané les autels ; Ceux dont les chants divins instruisaient les mortels.

L'exilé de Ste.-Hélène y apparaît l'air rêveur. On croirait qu'il examine «i ce bocage ne pourrait point servir de position militaire.

P. 117. La marquise de Caracena*

C'était Catherine Ponce de Léon, de la maison des ducs d'Arcos. Elle avait épousé louis de Bek>avides , Carillo et Toledo , marquis de Fromista et de Garaeena , comte de Pinto , chevalier de l'ordre de S^-Jaeques , gentilhomme de la chambre de Philippe IV, et membre de son conseil-d'état et de guerre. Il fut d'abord gouverneur et capitaine-général du Milanais , charge dans laquelle il déploya des talens militaires. lorsque don Juan, fils du roi, revint en Espagne au mois de mars 1860, il lui succéda' au gouvernement des Pays-Bas.

860 ]!fOT£S.

Aprèi avoir asMré la paix avec la France ^ rétabli raatoriié royale à AmTort ainsi que la libre Bavigation det riTières et canaux de la Flandre , et rendu le port d'Oaiende plva propre an eoaunerce , il liât rappelé en Espagne pour y commander en chef rexpédition de Portugal. U mourut en 1668.

Voici un trait qui peint Pépoque : En 1669 , le marquis de Caracena, proposa aux États de Brabant de se déclarer, à Texemple du roi et de plusieurs de ses royaumes, les défenseurs de Plmmaoulée Conception, aussi long-temps qae TÊglise ne déciderait pas le contraire. Les États acquiescèrent à cette invitation, ce qui occasionna une cérémonie à laquelle le prince de Gondé assista.

P. 129. SeheuU

On conserre à la bibliothèque de Bourgogne , un manuscrit inédit et autographe de J.-B. De Yaddere , dont Thistoire du duché de Brabant a été imprimée deux fois et qui mourut en 1691. €e manuscrit in-folio, indiqué par Paquot et après lui par M. Weiss, qui appelle Fauteur Vaddère , contient , en latin , une histoire do monastère de If .-D. de Scheut , de Tordre des Chartreux , et quantité de renseignemens sur des familles et des personnages distingués du pays. Le premier chi^ttre a pour sujet la guerre de Wenceslas contre les Flamands et la bataille de SeheuU Là se borne ce qui se rattache à la nouvelle qui précède. Hais, puisque Poeca-

non iVn présente , je consignerai ici de courts extraits de ce Tolnme , qai offire des particularitées nen-ves ou peu connues.

Le chapitre second traite du êeheuiatiuê ager, et entre antres , de sa fertilité , autrefois miraculeuse. Pki* sieurs épis y poussaient communément sur une seule tige. Ce qui arriye , dit Pauteur , dans d^autres pays , par exemple , en Ethiopie , et il ajoute que le conseiller au gzand-conseil Van Maie , fut le premier qui fit cou- Bsitre le blé d'Afrique en Belgique et dans le Brabant ; il rayait apporté de BAtisbonne, où il était allé assister à la diète comme représentant du cercle de Bourgogne , et où un certain gentilhomme lui avait fait cadeau de quelques épis, quHl a soin de décrire.

Le cb. 17 est consacré à françois Busleyden, évéque de Besançon, dont il donne la généalogie suiTante :

Jean de Busleyden , chevalier, seigneur de Busleyden , dans le Luxembourg, vivait en 128d; il épousa Fran» cesse de Binsvelt , dont il eut Pierre de Busleyden , obevalier , seigneur dudit lieu , qui prit à femme Marie de Biochefort, fille légitime de Jean de Koohefort, chevalier, et de Marie de Loos. Il mourut eu 1840. Ses enfans furent : 1» Baudouin de Busleyden , écuyer , qui épousa Marguerite de Malborch , et mourut en 1866 ^ 80 Agnès, qui fut mariée à Haynond de Cortenbach, chevalier, frère de Gérard. Bile décéda en 1870, sans enfans. — De Baudouin de Busleyden naquit Pierre , chevalier, qui s^unit à Odille de Dobbelsteene, et tré* passa en 1412, laissant deux fils et une fille, savoir:

aôS NOTES.

lo Simon de. &U8leyden , cheTalier , marié à Ermengarde de BetAleyo, en 1418; il n^eut que des filles qui s^é-o tablirent dans le Luxembourg j 2° Henri de Busleyden , chevalier, marié à Marguerite d'Elter, fille de François , seigneur d'Slter ; il mourut en 1410 ; 3o Marie qui épousa Georges de Sinsich , fils de Jean , chevalier. — Henri fut père de Gilles de Busleyden, conseiller des ducs de Bourgogne , Phillppe~le-Bon et Gharles-le- Téméraire , qui épousa N. Musset , et fut créé chevalier par l'empereur Frédéric III , le 5 juin 1477. Il eut quatre fils, François, évéque de Besançon , Jérôme , chanoine de Cambrai , fondateur du collège des Trois langues , à LouTain , Gilles , seigneur de Ghierscherode et Costelaer , vicomte de Grimbergh , etc. , président de la ohambre des Comptes à Bruxelles \ qui épousa Adrienne de Goudeval, héritière de Horst, fille de Nicolas de Goudeval et de Gertrude Vander Vucht. — Suit la descendance de Gilles jusqu^à la quatrième génération, c^est-à-dire , jusqu^à Gilles de Busleyden , seigneur de Norderwyck , décédé dans un âge peu avancé. Voy. notre article BusHdius, dans la Biogr. universelle, tom. i,yn, £n tête du volume qui est fort épais, sont réunies plusieurs pièces sans liaison réelle. Une d'elles donne, comme tirée des archives de Mous en Hainaut, Thistoire de Finstitution de V Ordre de l'Alliance , par Gnil^ laume d^Ostrevant, Tan 1338, en mémoire de son mariage avec Jecinne de Brabant. Les chevaliers portaient , dit le M5. , un collier formé de lions alternativement de sable et de gueule, se suivant les uns les antres; au

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collier était sntpendue une étoile à huit rayons émaîUés , pommetéft et séparés par de petites flammes^ ayant au centre Fécnsson de Hainaut et par en bas une banderoUe arec la devise Toujours loyal. Au premier chapitre , le seul qui fut tenu , on créa chevaliers le seigneur de Bliqui , Baudri , sire de Roisin , Guillaume du Ghasteler , Gilles , sire d^Ittre , les seigneurs de Ligne et de Montigny , en Ostrevant , Jean , comte de Hontfort , le baron de Bousies , le comte de Ravensberghe , les sires de Barbançon et de Bossu. — Voilà un supplément tout trouvé pour l'histoire des ordres religieux et militaires du P. Helyot.

Il est vrai que De Vaddere met en note : ITœo mihi videutur suspecta.

Ces détails semblent étrangers à un recueil de contes y mais ces eontes eux-mêmes ont pour but principal de reproduire quelques faces de Tancienne Belgique , et d'ailleurs nous ne sommes pas fichés que des fragmens de vénérables et poudreux manuscrits servent de passeport à nos feuilles légères et Arivoles.

' P. 1^. Les Juifs delà Cantersteen.,,,

■ Ilous sentons aussi bien que personne , le ridicule qu'il y a à rappeler des écrits justement oubliés , cependant pour ne pas répéter ici ce que nous avons dit ailleurs , force nous est de renvoyer à notre dissertation sur V État' des juifs en Belgique {Nouv, Arehiv. histor, des Pays-Bas y t. V, pp. 1— Ô7 , 297—333, VI, 1«0— 135, TOMK II. 2!2

X^, a&l*^86»). le* ve«h«telt0ft d* IL Iktppiiig , aiir le» juif» modffnrat , tnppléerMit mp» douite, ei au Mà^ à o« qui maoïqpie à cet estai.

Voltaire prétend aT«ii eatendta ^BnœUeaeeftte WUe

GioidlssoiM-noas , bons chrétiens , au supplice Du vilain juif appelé Jonathan , Qui , sur l'autel a , par grande malice , Assassiné le très-saint Sacrement.

Il y a beaucoup d'analogie entre ces rimes et celles-ci qu'on lii dans la traduction de Vffistoire du SkuiMi- Sacrement de Miracle , par le rëvérend père Gafmeyer :

Les iutfs ittat «ondamnés d*éCf«- brûlés » U «eitte i.yaiii rAso9iHiQ«t ( juaUce %viuk parolUe,) 1 Et d'étee UvaiUéa p«r tpus Us carrefiaors.

Qui o*«iine pM Hvaa bruleca pour tonjoim*

Cette affreuse exécution eut lieu en 1309. Au reste, il est peu de grandes cité» qui ve oélèhre qaelt]ue anniversaire de vengeances terribles tirées des Juifs. Par ezevple , «a 1348 et 1340^ la peste paroonrut siieoessimenait toute» le» partie» de PuniTera Qowm, he$ bis^ torievK» assurent (|ue ce fléau enle^ aa un seul, été » dan» la ^ille de Strasbourg ^ jusqi»'à 10^000 peisonae»dea deux sesef». les Juifis qui y exerçaient alora les. profe»»i»|i» d^usuriera et de traitan», furent accusé»

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d'avoir cniraiioniié let pttiit «t 1m iDUtaines. Ces ttftU hewenx, oondmits le 14 Hmn 1940, d«m l«ttr<propt<e cimetàire , y forent livréi oMix flammes mi «iond»ïe de ^MMT miî^ De Ui bletti leoom de BrafiégmëfntLimo brûlée, <fiie porte «neore celle ^i fat tièinoiiide cetttppiice% <vRAnisdtR , £bs9i,^», ^mr mgli99 vmiK ds Stràêiour^j 178e , fp. 51**^62.

Vachapiére des PreBosiications de J. Liohieiibetger, le 27« , traite de inviéis /ndans , et n'étuit pas de natwe à désarmer les préjugés populaires.

0& étsnt beaueoiip phis ioléraDt en reiii4ntaiit pinlèears éièdes , «n effet , Sidoine Apollinaire , r«eomttondait nn Jnif nu pape Élcuthét^ , eo «es teraves : Judœum prœsens charta eommendai , non quàd ifiiài placeat error, perquem pereunt involuH : sed quia nemùèem iptorum nos deoei ^x •itsêe damnabitem pfonunciare dum vivit. In spe enim adhuo dbsolutionis est, cui ^uppetit posse converti,

F« 183. €f€étz à la ^am de /^fw„ «^ h ^êemt^fieurdien de la jolie £orike de.JBteméhal^

Gofêtï de Bettieliiiigen eti un des héros les plus yrais èeCroêthe. Bertlie âe Brem'ihal^ figure dans une de ces traditions populaires «du Rhin , que V. Schreiber a re^ cueillies.

P. 164. Je VBUS fltOttWV* au ptisent pùur n'exister que

• dans le passé.

Cette disposition à s^abstraire du présent , était d^Mi-

tant plus forte dans Pauteur, qu'il retrouyait sur le terrain du passé les hommes qui, à Pétranger, lui inspiraient le plus de vénération etd^estime : Fortia, dont la plume a ressuscité Jacqueê de Guys^^ Kaynouard, qui a retrouvé la Grammaire des troubadours , Le Glay , qui tire maintenant de Foubli le vieil Albéric , en nous faisant Thonneur de nous le dédier , Jacques Grinun et Paulin Paris , tout chargés des dépouilles de la «he- Valérie , Wilken le sage historien des Croisades , Artaud , Pinterprète du Dante et dellachiavel, Gapefigue, qui unit tant de philosophie à tant d'érudition et une foule d'autres, dont nous consignerions ici les noms avec orgueil, si nous ne craignions d'être taxés de fatuité.

P. 209. La parole, le salut et l* attouchement.

C'est ce que dans les JTûtten ou loges , on appelait das Wortjseichen, dos Gruss, dos ffandschenh» Quant au mot nekom , qu'où lira plus bas, c^'est la parole du grade de maitre'élu. Le mot de passe est stohin,

Josse Dotzinger succéda en 1449 à /ean Hûlts , dans la place d'architecte de. la cathédrale de Strasbourg, et forma , en 1452 , un seul corps de tous les maîtresmaçons répandus en Allemagne.

P. 228. Tel Ninias sort du tombeau de Ninus,

C'est de 11 inias , représenté par Talma qu'on a voulu parler.

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