HOTES
il Ta frappé du choléra" morbuê entre les hras d'une dsDseuite*
Un article satirique 8ur notre littérature j inséré dans la Revue Belge, est le morceau le plus saillant qui reste de lui. Il sema aussi quelques facéties en prose et en Ters dans les deux Almanachs des étuâianê de Puni^ rersité de Lûuvain.
P. lis. ÏÏne ligueur noirâtre qu'ils appellent Itère.
IVous dirons ici , pour les étrangers , et non sans orgueil f que la bière belge peut soutenir la concurrence ayec les boissons les plus estimées des gourmets et des gourmands. En dépit de Tépigramme de Julien , elle a pénétré même dans les restaurans parisiens ; mais quelle est loin d'y conserTcr son bouquet , sa force et sa sayeur! C'est sur les lieux mêmes qu'il faut boire le Faro , qui doit peut-être son nom à un Tin du midi dont les soldats espagnols faisaient grand cas , la Peeter^ man , ainsi appelée des braves défenseurs de la bannière de St'Pierre , ValaniMc , Vhalf-etk-half , la bière de Louvain , celle de ZHest, Vuitzet de Gand , la Guese» hier d'Anvers , et une foule d'autres.
Il est certain que la consommation de la bière en Belgique est énorme. Une des fortunes les plus hono* râbles que sa iabricatioa ait produites , est ceU« d« W*^ Plascbaert , de Louraîn, propriétaire de la magnifique terre de Wespelaer. Un journal contenait, en 1819, les lignes suivantes :
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Novistine locum poUorem rure b«aU>7
iIORA.T.
J'ai coutume de remercier chaque jour le Ciel de trois bhoses : la première d'être Belge ; la seconde de yiyre en Belgique et la troisième d'avoir l'espérance fondée d'y mourir. On peut vanter le ciel de la Grèce et de l'ItaliCi traverser avec respect les immenses savanes, du nouveau mondé et admirer en pleurant dans ces contrées les bignonias , les coloquintes , les ours enivrés de' raisins qui chancellent sur les branches des ormeaux , et de jeunes filles sauvages dont la chevelure ressemble k un champ de ris : ces tableaux ont leur prix , mais je préfère ceux qu'offrent nos belles provinces appelées par Philippe de Gommines le jardin de la terre promise :
Rura miki et rigui placeant in callibus amnes ; Flumina nmen , siluasque inglorius / . . .
J'ai surtout une affection particulière pour la campa^gne au sein de laquelle s'élève Louvain. Barlandui en fait l'éloge , et , après avoir parlé des richesses de ce fortuné canton , il ajoute qu'il produit du vin , mais un vin innocent qui ne cause pas d'ivresse , n'enflamme pas le courage et n'excite point aux combats amoureux. M. Audoor, qui cultive la vigne avec succès dans ces mêmes lieux , accuse Barlandus de calomnie : nous •royons M. Audoor sur parole. Erasme, après avoir beaucoup voyagé, préférait le climat de Louvain a celui de
l'Italie, et Cleynarts le regrettait au milieu de PEspagne. Toutes ce« autorités semblent légitimer ma passion pour cette partie de mon pays , à laquelle je vais demander, chaque fois que j'en ai le loisir, des consolations et des jouissances.
Quoique mon'édncation n'ait été subordonnée à aucun système , on me fit lire d'abord Rohinson comme À Emile. Sans ayoir d'idée bien nette de la société et des besoins qu'a multipliés la civilisation , je me plaisais dans mon enfance à me croire abandonné à moi-même , délivré de mon précepteur et de mes bonnes et ne devant rien qu'à moQ adresse : il me fallait une ile déserte. Un petit coin de notre parc arrosé par un ruisseau en faisait l'affaire : là je me bâtissais une hutte , et à force de travail je parvenais quelquefois , nouveau Jean-Jacques, à construire un aqueduc. Un aqueduc ! que de combinaisons , que d'efforts me demandait un pareil ouvrage qui m'ap^ ^artenait tout entier : j'y mettais plus de calcul que celui qui creusa le lac IBœris. Ce n'était pas tout : je plantais , je semais , j'avais mon bois , mon jardin , ma fontaine. Cet âge heureux s'est rapidement écoulé ^ le parc témoin de mes jeux est devenu la propriété d'un autre : harharus hassegetes/ Le goût du jardinage m'est resté.
— a Pères de famille, s'écrie le prince de Ligne, inspires la jardinomanie à vos enfans, ils en deviendront meilleurs. Que les autres arts ne soient cultivés que pour embellir celui que je prêche. Quand on pense à ombra^ ger un ravin , quand on chei-che à atti^aper un ruisseau à
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la course , on a trop à faire pour deTenir jamait citoyen dangereux I général intrigant et coartitan ca]»alettr.St Ton youlait écrire contre les lois , se plaindre au conseil de guerre , culbuter un supérieur ou manigancer à la cour, on arriyerait trop tard , puisqu'on aurait dans la tète son bouquet d'arbres de Judée , ou son bufiPet de fleurs, ou son bosquet de platanes à arranger. A peine vt" riTerait-on à temps pour profiter de la faiblesse de la femme d'un de ses amis , et on partirait bien -vite après pour aller expier dans les champs le plus joli des forfaits** —
Ce morceau , assez mal écrit , n'est pas sans exagéra* iion et le plusjoii des forfaits le termine d'une manière qui surprend après le ton de moraliste qu'avait pris l'ai»teur ; mais il n'en reste pas moins yrai que les plaiaira •impies de la nature , en déTcloppant les facultés physi«ques , ou en les conservant , rafraîchissent l'ame et la détachent de ce qui est faux et frivole. C'est dans les champs , dans les jardins plutôt que dans les universités, que j'ai fait mon cours d'étude , et quoique les arhres parlent peu , ainsi que le dit iafentaine , ils m'ont donné plus d'une instruction utile ; j'ai trouvé souvent sous leur ombrage la vérité qui m'avait fui.
Parmi un grand nombre de jardins que j'ai visités , ceux de Wespelaar ont fixé particulièrement mon attention. Créés depuis vingt ans ^ ils ont dû chaque année à mesdames Artois et à H. Verlat de nouvelles améliora* tiens. On y VAit le résultat d'une grande fortune acqwse par une honorable industrie : au milieu de ce séyouF que ne dédaignerait pa« un roi , la modestie des propriétaires