‹ Le Dimethyl-Ether De La Chloro-Methyl-Bebeerine Curarisant Naturel - En TherapeutiqueChapitre 28 sur 47 · ACTION SUR LES MUSCLES · texte numérisé non relu

ACTION SUR LES MUSCLES

L'effet du diméthyl-éther de la chloro-méthyl-bébéerine sur la musculature striée suit l’ordre bien défini et intéresse successivement les muscles oculaires, les masticateurs, les muscles des membres supérieurs (en commençant par la racine des membres), puis des membres inférieurs (en débutant toujours par l'extrémité proximale), les muscles abdominaux, les muscles de la glotte, les intercostaux et finalement le diaphragme.

Cette paralysie débute dans les trente secondes après l’injection et atteint son maximum au bout de trois-quatre minutes. \

La dose nécessaire pour atteindre un bon relâchement musculaire de l’abdomen et des membres est variable, selon le poids du sujet, selon son état; elle dépend aussi de la nature de l’anesthésique, de la nature et de la durée de l'opération et,

LE “SR ue

comme pour la plupart des médicaments, il faut prendre également en considération la susceptibilité individuelle du patient. Il appartient donc à l’anesthésiste d'adapter la dose du curarisant à chaque cas particulier (J. PENDER). |

Cependant, on peut admettre que, pour l’Auxopéran, on débute ordinairement par une injection de 4 cm’ de la solution à 0,25 %.

Dans les interventions de durée moyenne — trente minutes environ — cette dose unique est la plupart du temps suffisante et donne un bon relâchement de la musculature abdominale tout en affectant peu les muscles respiratoires. L’hypotonie musculaire, qui se manifeste quelques minutes après l’injection par voie intraveineuse, se maintient à un degré satisfaisant pendant vingt-cinq à quarante minutes; en cas de longue intervention, il est recommandé de pratiquer une nouvelle injection vingt à vingt-cinq minutes après la première dose — sans attendre que la médication initiale ait épuisé son action. Cette deuxième injection — également de 4 cm’ (ou de 2 cm’ seulement) — peut être éventuellement suivie d’une seconde réinjection vingt à trente minutes plus tard.

Ceci n’a évidemment rien d’absolu et la valeur de ces indi-

cations ne saurait être que celle d’un schéma, le dosage du

curare étant fonction de facteurs multiples.

Cependant, cette posologie moyenne de l’Auxopéran n’entraîne point l’inertie diaphragmatique. Si l’on veut obtenir un

- silence respiratoire total, par paralysie de tous les muscles

respiratoires, y compris le diaphragme, il faut une dose sensiblement double, et parfois même plus, en raison de l’action plus étalée de l’Auxopéran (MADILHAC et Mme TOURNIER): Cette propriété donne une marge de sécurité plus grande que les produits habituels.

- La restauration du tonus musculaire normal s’accomplit progressivement et dans l’ordre inverse de celui qui avait été noté au cours de la curarisation, c’est-à-dire que les muscles respiratoires et particulièrement le diaphragme seront les premiers à récupérer leur état habituel, tandis que l’hypotonie de la musculature de l'œil serait la dernière à disparaître.

QE

Page 1