CONCLUSIONS
Nous nous sommes proposé, dans ce travail, de présenter les principales propriétés physiologiques et thérapeutiques d’une nouvelle substance curarisante :
C’est un dérivé de la bébéerine, alcaloïde extrait d’une plante sud-américaine, le Chondodendron platyphyllum.
Cette plante, contrairement aux Strychnés et au Chondodendron tomentosum, sources fondamentales des curares naturels, dits « curares de guerre », se trouve en abondance dans certaines régions du Brésil, notamment entre Rio-de-Janeiro et Bahia.
A côté d’un alcaloïde dépourvu d'action sur les muscles striés, on isole de la racine du Chondodendron platyphyllum une substance faiblement curarisante, la bébéerine. Transformée en son dérivé méthylé, dont on prépare le diméthyl-éther,
celui-ci donne un corps chimique doué de propriétés myo-réso-
lutives remarquables.
Sa formule chimique l’apparente étroitement à la d-tubocurarine.
Les expériences, ainsi que les essais cliniques, ont montré
. que ce nouveau curare se comporte comme un curarisant vrai,
bien toléré, donnant un excellent relâchement musculaire permettant une réduction sensible de l’anesthésique.
Ce produit, spécialisé sous le nom d'AUXOPÉRAN, est présenté en solution isotonique de 0,25 %. Une ampoule de 2 cm° contient donc 5 mg de produit actif.
La dose initiale, utilisée en cours d'interventions chirurgicales de moyenne durée, est de 4 em° — 10 mg.
Cette dose, associée à un anesthésique starter (pentothal), donne un relâchement musculaire suffisant pendant vingt-cinq-
quarante minutes.