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Évidemment non. D'autant plus que cethouinu>. toujours en veine de générosité, insinuait volontiers à droit gauche qu'il ne s'en tiendrait là, qu'il possédait une honnête fortune et pas un seul héritier naturel, qu'il ne demandait qu'à nous être encore agréable, qu'à se rendre encore utile à cette chère Société des gens de lettres, à laquelle il était si fier d'appartenir, etc.
Sans hésiter, à l'unanimité, le pied-à-terre lut accordé.
Alors et soudain tout changea de face.
Le père Daphnis — car c'est de lui qu'il s'agit — déserta son habitation de province pour s'établir à demeure dans l'hôtel de la Société, et les quinze jours d'hiver passés à Paris se transformèrent en quinze jours d'été passés à la campagne, dans la susdite maison. Tout le reste du temps, nous l'avions sur le dos, et non seulement nous, mais les employés de nos bureaux, tout le unel de L'hôtel.
*it rien encore, et nos tribulations ne faisaient que commencer.
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Un beau jour Le père Daphnisse mil en tête de se présenter aux élections de rassemblée générale annuelle et d'entrer dans Le Comité. Membre du Comité, il devenait un des administraleurs de la Société, avait barre sur Le délégué, droit de contrôle indirect sur les employés et le personnel: c'était, en quelque sorte, autoriser et Légitimer L'indiscrète et insupportable ingérence qu'il s'était attribuée.
Sans talent, sans valeur littéraire aucune, admis dans la Société des gens de lettres à une époque où régnait la plus large indulgence, n'ayant jamais produit que des œuvres grotesques, un poème épique sur les Olympiades, des tragi-comédies à la façon de Luce de Lancival, de Baour-Lormianoude Parseval-Grandmaison ; des dissertations philosophico-religieuses, comme V Immortalité de Vàme démontrée par les lumières de la science, le Triomphe de l'athéisme constaté par nos principaur explorateurs (car, grâce à je ne sais quelle singulière argumentation, ce maniaque croyait à la vie future sans admettre l'exis-
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tence de Dieu», et autres calembredaines de cette taille, le père Daphnis était inconnu de tous les de lettres, et sa candidature n'obtint, dans une réunion préparatoire, qu'un infime nombre de voix.
Mais, dans une réunion suivante, on se ravisa. Quelques sociétaires, des mieux intentionnés, intervinrent. On laissa de coté et on oublia le pitoyable écrivain pour ne voir que le cher et vénéré bienfaiteur, sa donation passée et ses présents à venir.
Le père Daphnis fut élu membre du Comité des de lettres.
Alors nouvel avatar, autres batteries démasquées.
Ce n'était rien moins que la présidence de la iété des i^ens de lettres que guignait notre homme ; il ne lui suilisait pas de peser sur nos délibérations par sa qualité de bienfaiteur, — et n que ce motif aurait dû à jamais L'éloigner du Comité, — il aspirait à la première place, voulait succéder à Emile Zola, à Aurélien Scholl,