SCÈNE IL Les Précédons, M. et Mlle DUSSAUSSET
DUSSAUSSET.
. A la fin, nous y voici.
Mlle DUSSAUSSET.
Je n'en puis plus... aussi , M. Gaiïlarclin , c'est votre faute ; vous indiquez toujours si mal.
GAILLARDIW.
Est-ce que je ne vous ai pas dit, au grand châtaignier ?
DUSSAUSSET.
Je sais bien... mais c'est qu'il y en a tant.
Mlle. DUSSAUSSET.
En effet, a chaque buisson... mon frère médisait : «Voilà le grand châtaignier... » Et nous avons fait ainsi une lieue au soleil et k la poussière.
DUSSAUSSET.
Eh bien ! où est le grand mal?... cela t'a fait voir du pays... Moi, je suis comm? Gaillardin, un campagnard déterminé... Je ne vendrais pas ma maison de Bellevue pour un hôtel du faubourg Saint- Germain... Ils ont bâti autour de moi... ils m'ont masqué de tous les côtés ; eh bien,, ça m/est égal... je suis h Bellevue... l'air vient d'en haut... un air pur... délideux... on sent qu'on existe.
GAILLARDIJY.
Et ici donc?... c'est encore bien mieux... Vous verrez , belle dame... rien n'est di vin comme un dîner sur l'herbe... il y règne une gaîté... un désordre... un appéîit... et puis, maintenant qu'a Paris les loyers sont si chers...
Air : J'ai vu le Parnasse des dames.
Lày sur cette pelouse fine , Pour rien nous allons nous loger ; On y trouve office et cuisine , Et surtout la salle à manger :
dussausset , regardant autour de lut.
En effet , quel bonheur j'éprouve !
GAILLARDIN.
Plus loin , un salon élégant ; (Basa DussausseU) Et quelquefois même on y trourt Le reste de l'appartement.
dussausset,, riant.
Ah ! ali !.. ma sœur, je te préviens que voilà Gaillardin qui commence.