GUILLARDIN
A la campagne , c'est de droit... c'est permis, et puis
tantôt a dîner „ les coqs-à-lane, les calembourgs, et les éclats de rire.
DUSSAUSSET.
Et puis au dessert, quand la nappe est levée, les rondes , les petits paquets , et le colin-maillard.
TVllle DUSSAUSSET.
Mais où donc est tout notre monde?., est-ce que nous sommes les premiers au rendez -vous?
dussausset, à Brémont.
Comment, M. Brémont, vous le gendre futur... n'êtesvous pas avec ces dames?
BRÉMONT
N 'avaient-elles pas leurs toilettes ?
Mlle DUSSAUSSET.
Comme c'est ridicule, des toilettes pour la campagne... Dieu sait maintenant quand elles arriveront.
( On entend crier au dehors et d'un peu loin.)
GAILLARDIN.
Ecoutez... j'ai entendu un cri de ralliement... {Il met ses deux mains pj^es de sa bouche, pour faire le portevoix. ) Ohé ! ho !.. ( On répond de même. ) Voyez-vous, on répond.
Mlle DUSSAUSSET.
Je crois que voilà Prosper, votre neveu, le premier garçon de M. Deschamps.
GAILLARDIN.
Oui... le voilà sur un âne... en estafette... et puis, qu'est-ce que je vois donc derrière lui... un... deux... trois ânes... ce sont eux.., la patrie est sauvée. ( il crie. ) ohé ! ohé!...
dussausset, mettant son mouchoir au bout de sa canne.
Ohé! ohé!..