‹ Le diocèse de Rieux au XVIIIe siècleChapitre 15 sur 41 · Notaires, avocats, médecins, praticiens · texte numérisé non relu

Notaires, avocats, médecins, praticiens

2. Nous n’a remuerons pas que la distinction soit 1res rigoureuse; il est vraisemblable que le nombre de serviteurs « à deux lins » : valet de ferme, cocher ou jardinier, etc., était, connue aujourd'hui, très considérable. Le premier de ces ehitVres (3nli correspond pourtant à peu près au nombre des personnes des quatre premières catégories augmenté, selon toute apparence, du nombre des ecclésiastiques qui, eux, avaient obligatoirement un domestique de l’un ou de l’autre sexe (2C2 + ô8=- •ïiii). Cette augmentation suppose, ce qui est rationnel, que le système de l'abonnement, en modifiant le « rendement » annuel de la capitation, maintint la subdivision en classes et l’échelle relative, des tarifs. Kn fait, on verra que cette distinction n’était pas toujours faite, ce qui, joint à l'absentéisme, entraîna la surcharge des classes rurales, dont les documents de la série C lî®f> nous donnent maints exemples \ W supra, p. 2» l) Yoy., sur les vices du système, Marion, L'Impôt sur le revenu, etc., p. 21 et suiv., p. 81 et suiv. On sait que certains contemporains, très épris de réformes fiscales, croyaient à une amélioration possible de cet impôt. (V. Parigrand, L’Antifinancier , p. 72 et suiv.)

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riée et plus étendue qii’iiujourd’hui 1 ; 4.459 vivaient du travail de leurs mains et, à quelques unités près, du travail de la terre, de l'élevage des bestiaux, etc. 11 faudrait joindre à ces chiffres le détail des veuves nobles, veuves des gens de justice, etc.; mais la proportion, c’est ce qui importe, serait évidemment la même que pour la population totale de chaque catégorie correspondante de la population rurale 2 .

Si nous reprenons les chiffres de ce tableau en les majo rant de la moitié, soit pour tenir compte des 25 communautés non comprises dans le tableau, soit pour y comprendre les familles non « capitées » et les ecclésiastiques, nous arriverons aux conclusions suivantes :

La population totale du diocèse était de 45 à 50.000 habitants, soit à peu près égale à celle de l’un de nos plus petits arrondissements*.

La population travaillant la terre ou la faisant travailler allait aux environs des quatre cinquièmes de ce total.

Quant à l’industrie et au commerce, des rôles de la capitation et de ce que nous avons dit dans une précédente étude 4

1. Voy., Annales du Midi., loc. oit., Le sol, l’industrie, etc., pp. 465 et suiv.

2. 11 faudrait également tenir compte du privilège qui s’introduit là comme ailleurs. Les consuls de I.engages constatent en 1741 que « les contribuables à la capitation sont les plus pauvres dans ,1e village; les bientenanls sont privilégiés ou ils paient ailleurs ». La capitation, de leur aveu, a doublé depuis vingt ans: la taille, et nous avons vu que c’est une exception, n’a pas visiblement changé. Voy. Annules du Midi, loc. cit., Le sol, l’industrie, etc., pp. 445, 447, 461, 465, 160; Patrimoniaux, pp. 498, 510; Dettes, p. 55. Le classement de la population que fait Bàville, loc. cit., peut fournir quelques points de comparaison. Le voici résumé : Ilieux : gentilshommes, 120 ;— bourgeois, 182, — marchands, 126; — artisans, 932; — laboureurs, 3,161 ; — femmes,5,803 ; — enfants, 19.809; mendiants, 800.

3. L’arrondissement de Villefranclie-de-Lauragais a 45.485 habitants. Gf. Annales du Midi, loc. cit.. Dettes, etc., p. 55 et n.

4. Annales du Midi, loc. cit., Le sol, l’industrie, etc , p. 465 et suiv. On peut recueillir de nouveaux détails dans Arch. Haute-Garonne, G 1925. Sur le développement des régions limitrophes, surtout de la Gascogne, les documents ne manquent pas. Voir entre autres l'Extrait, déjà mentionné, du Registre du Conseil permanent de la ville d’Auch du 27 septembre 1789. Le texte primitif (in-4° de 12 pp.;, qui nous a été communiqué par M Rumeau, renferme quelques détails de plus sur l’administration de d’Étigny, les démembrements de l’inlendunce d’Auch, etc.

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il résulte qu’ils ne dépassaient guère les besoins locaux. Serizols a un petit commerce de chaux. Cazères fait un négoce de grains, de bois, de petit détail, — denrées et provisions pour les communautés voisines. Elle a environ CO artisans, très pauvres 1 , dont la plupart, lorsqu’ils manquent de travail, vont servir de nuleliers ou de bateliers sur la Garonne 2 . Il y a une fabrique de petites étoffes à Montesquieu 8 , des potiers de terre comme naguère à Esperce 4 , une verrerie

et des charbonnières à Eabas\ des tisserands de laine un

peu partout, des tonneliers dans les gros bourgs du pays viticole u .

Il semble que, dans quelques industries, il y ait un commencement d’organisation — on signale 41 « maîtres bergers » à Seix; — mais la règle est la dispersion, qui s'est maintenue pour certaines jusqu’à nos jours. Nulle trace de maîtrises et de jurandes; l’effort de groupement, sur les points où il existait, était accidentel 7 , instinctif et inorganique. Ges ouvriers ont « peu de travail »; ils ne forment point de communautés (Gaillac, Cazères).

D’ailleurs, l’industrie et le commerce sont compromis par

1. Après 17HO, il y a encore « plusieurs fabriques de petites étoiles. Les habitants ont presque tous le génie commercant . » Voy. L. Dutil, loe. cit. % p. 71. Nulle part, nous ne constatons ni cet abandon complet du sol par quelques ouvriers des manufactures, (pie signalaient les consuls de 1745, ni le phénomène de réaction, constaté ailleurs, qui produisit le retour aux champs des ouvriers d'industrie (par exemple i\ la suite de partages des communaux). Voir liulletin... de lu Commission de recherches... des documents relatifs à la oie économique de la Révolution , Ch. Schmidt, Un essai de statistique industrielle en l'an J\ p. 15.

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