‹ Le diocèse de Rieux au XVIIIe siècleChapitre 5 sur 41 · Froidour. p. 20; Gf. L. Dutil, toc. ci/., p · texte numérisé non relu

Froidour. p. 20; Gf. L. Dutil, toc. ci/., p

2. Voy. Annales du Midi , loc. oit.. Le sol , l'industrie, etc., p. 446 et suiv.

3. Bibliothèque de Toulouse, ms. 642, p. 39, Lettre à M. de Héricourt , du 30 septembre 1667.

4. Mauvezin-de-Sainto-Groix, canton de Sainte-Groix. arrondissement de Saint-Girons (Ariège). Commune limitrophe de Montardit. Le marquis de Rabat avait son château de Fornex non loin de là, dans la vallée de PArizo, «en beau et bon pays », dit Froidour, p. 17.

f>. Par l'aménagement des coupes, qui limiterait ses droits.

6. M. de Seuil était un neveu «le Colbert de 'Perron et un agent du ministre de la marine. — Sur ce personnage, et en général sur l'œuvre de la « réformation » dans les Pyrénées centrales, voy. Paul de Gastéran, L'œuvre de M. de Froidour au XVII e siècle , Toulouse, 1896, p. 7. Cf. Bibl. de Toulouse, ms. 643, p. 30 et suiv.

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LE DIOCÈSE DE DIEUX AU XVIII e SIÈCLE.

lequel il se retirait directement ». Les résistances aux nouvelles mesures liseales, que nous signalerons en leur lieu, sont en quelque manière une survivance de cet état d’esprit.

Il faut maintenant en venir aux prélèvements d’ordre ecclésiastique.

Les notices, un peu imprécises, contenues dans l’enquête de 1744, nous fournissent les éléments d’un tableau de répartition des revenus décimaux. Le tableau présente quelque valeur comparative, en ce qu’il indique la proportion probable des décimaleurs résidants par rapport à l’ensemble des bénéficiaires :

Paroisses

congrue.

AVEC. VICAIHK 1

IVaterniUircs

ou

obituaires.

nfcCIMATKURS 1

secondant le curé.

seul.

locaux *.

forains.

Il en résulte que les revenus décimaux ne sont vraiment avantageux pour h' clergé résidant — toutes choses égales — que lorsque le bénéfice est considérable. La proportion varie de toutes les manières. Itérât*, nous l’avons vu. ne donne à

1. Nous entendons pur ce mot Ils décimaleurs qui exercent des fonctions sur les lieux, ce qui n’exclut d'ailleurs ni la congrue, si le revenu est insuffisant, ni les décimaleurs forains. La dernière colonne ne renferme que les bénéficiaires forains dont la qualité est mentionnée seule, sans indication de prélèvement — chose peu vraisemblable — au profit du desservant local, ou en l'absence île celui-ci. Rappelons que la congrue, <|ili était de 3no livres d'après la Déclaration de RM», fui portée à rm livres par l'édit de lîOX. Sur rensemb'e îles revenus ecclésiastiques, voy. Rb. Sagnac : La It'aji station ri ci le, p. 151 ri suiv.

2. Voy. Annales du Midi , loc. cil., Dettes, pp. 12, 55; Patrimoniaux, pp. -190-510; Le sol , l'industrie , efc , pp. 403, 400 n.; I.. Dulil, toc.cit. p. 70.

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J. ADHER.

son curé que le quart du revenu décimal; mais il s’agit ici d’une rente, assez élevée pour l’époque, de 1.600 à 1.800 livres*.

A (’ouladère. le clergé local prélève également un quart de la dîme (800 livres); à Montgazin, la moitié, évaluée 880 livres. Au Fousseret, l’archiprôtre a 800 livres de revenu. Ses charges sont : 166 livres de décimes, 50 livres pour un prédicateur, 150 livres pour un vicaire sans y comprendre les aumônes, les ornements et l’entretien du sanctuaire 1 2 . Il y a unercmsorcede huit places, chargée de 400 messes : toutes les places ont 600 livres de revenu, font 83 livres de décimes et subissent des frais de sacristie s’élevant à 130 livres 3 . Kn outre, un prieuré de *«24<) livres de revenu fait 84 livies de décimes 4 .

Nous avons déjà signalé à propos de Itieux 5 la forte proportion numérique du clergé dans les localités un peu populeuses. File s’explique, d’une part, par les facilités de la vie que comportait la résidence dans un petit bourg, où les titulaires des menus hénélices étaient souvent propriétaires fonciers; d’autre part, par la prédominance de l’élément noble ou bourgeois qui, multipliant les fondations, recherchait par une sorte de réciprocité les charges ecclésiastiques pour ses cadets.

A Marignac-Lasclares, le bénéfice est à la collation du commandeur de Montsaunés 6 , qui cède au curé setiers de

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