‹ Le diocèse de Rieux au XVIIIe siècleChapitre 7 sur 41 · Arcli. de la Haute-Garonne · texte numérisé non relu

Arcli. de la Haute-Garonne

5. Voy. Annales du Midi. loc. cil., Le sol, l'industrie., etc., p. 441.

(i. Sur la commanderie de Montsaunés, voy. A. Du lîourg, flist. du

Grand Prieuré de Toulouse (Toulouse, lKSd. p. 177 et suiv.), et Pli.

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LE DIOCÈSE DE IlIKUX AU XVIII» SIÈCLE.

blé, 4 pipes de vin, 60 livres d’argent. Sur ce revenu, le curé donne 150 livres au vicaire. Marliac fournit 25 setiers de blé à son curé. A Marquefave, le bénétice appartient pour les deux tiers à l’évèque de Rieux ; le curé a l’autre tiers. Saint- Hippolyte, section de cette communauté, donne aussi le tiers au curé et les deux tiers au chapitre de Rieux. Sur ces revenus, 120 livres 12 sols 10 deniers sont réservés au vicaire. A Marquefave, un couvent d’Augustins, « fort ancien », perçoit « l’ailerme » d’un moulin — 86 setiers; — celle d’une métairie, 60 livres d’une terre, 10 setiers de blé. 160 livres y sont prélevées pour les décimes ou les intérêts 1 , ainsi que pour la taille. L’ordre de Malte 2 y possède 1.100 arpents de

Sagnac et F. Caron : Le Comité des droits féodaux, etc. ( Documents ), p. 701. Voici les noms des principaux bénéficiaires mentionnés dans l'enquête : .Jésuites, évêque, chapitre et nrchiprêtre do Itioux; chapitres de l'amiers, du Mas-d’Azil, Malte, collège Saint-Martial de Toulouse, abbé de Lézat, chapitre de Saint-Bertrand, cour de Home, (pensions è Lacaugne), etc. Cf. à litro d’indications, quoique so rapportant à une époque antérieure, les renseignements fournis par M. l’abbé J.-M. Vidal dans Documents pour servir d dresser le pouillé de la province ecclésiastique, de Toulouse au XIV' siècle (1015-1385). Foix-Paris, 1900. I! faudrait examiner dans quelle mesure se réalisa, au cours du siècle ou durant les périodes précédentes, cette fusion îles juridictions seigneuriale et ecclésiastique que nous avons quelquefois signalée et qui semble s’être fort répandue ailleurs. « On dit que, dans les lieux surtout où les ci-devant corps ecclésiastiques étaient seigneurs, ils joignaient cette qualité à celle de décimateurs... » Lettre de Fougères, curé de Blandv, près d’Etampes, 25 mars 1791, in Pli. Sagnac, La législation civile, loc. oit., pp. 413-411 (appendice).

1. En 1347,1a paroisse de Marquefave payait 70 livres tournois d’annates ; ce qui porterait, peut-être un peu haut, le revenu total à 7<ix2 -= 140 livres tournois, et donnerait approximativement en monnaie de notre temps 27,34 X 140 = 3.827 fr. pour le produit annuel du bénétice. Il n’y a là rien que de très vraisemblable. Cela ne préjuge rien d’ailleurs quant nu produit des biens ecclésiastiques. (V. J.-M. Vidal, ouv. cité, p. 09.) Nous estimons, d’après Chéruel, la livre tournois, au xiv siècle comme nu xv\ au taux de 27 fr. 34.

2. Vov. A. Du Bourg. Ilist. /lu Grand Prieuré, etc., p. 80 et suiv. Les biens possédés par les Hospitaliers à Marquefave paraissent remonter à Arnaud de Marquefave, qui fut commandeur d’Arfonds de 1390 à 1395. Nous ne trouvons pas de dîmes perçues par l’ordre. Ailleurs, — comme dans la rommanderie «le Sainle-Eulalh* de Larzac (Aveyron), — la rigueur en était telle qu’elle s’exerçait sur l’herbe des champs en jachère. (Voy. Ph. Sagnac et P. Caron : Les Comités des droits féodaux, etc., Documents, décembre 1780, pp. 6<>-ül.) Il faut rappeler que, dans la pensée des économistes, la diine représentait l’un des prélèvements les plus élevés

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J. AbHKlt.

terre ou bois non encadastrés, dont le commandeur de lienneville retire 280 livres. Si l’on ajoute que, la superficie des terres de la communauté étant de 2.265 séterées, celle des biens nobles de 49 séterées, les communaux en occupaient 11 à 12*. que les coseigneurs y possédaient neuf métairies en grande partie rurales, et dix-neuf paires de bœufs de labour, on voit combien grande était ici la proportion des prélèvements opérés par les classes privilégiées.

Toutefois, n’oublions point que les revenus divers que nous avons énumérés, perçus sur la main-d’œuvre paysanne: rente du sol, droits seigneuriaux, dime, se trouvaient réduits en fait par certaines défalcations* opérées au profit de la terre ou des travailleurs.

Tous ces détails gagneraient à être [rapprochés des observations contenues dans nos précédentes études. C’est, le caractère et l’intérêt spécial des déclarations faites en vue de l’établissement des vingtièmes, que de donner un tableau d’ensemble des charges et revenus. Ainsi se trouve réduite autant que possible l’inévitable part d’abstraction et d’hypothèse que présente un travail comme le nôtre.

Voici par exemple une communauté, Montardit 3 , qui essaie d’évaluer la répartition des revenus du sol entre les propriétaires forains et la population résidante. Son rôle comprend 172 articles sur lesquels 15 indiquent un revenu supérieur à 50 livres et 52 un revenu inférieur à 10 livres. C’est donc une population de moyen revenu, type commun dans nos pays de cultivateurs vivant étroitement, mi-propriétaires, mi-brassiers: un peu plus de 100 articles (les deux tiers) entrent dans cette catégorie. La direction du vingtième

qui pussent être opérés sur les revenus ruraux. Voyez Mirabeau, Théorie de Vimpôt, p. ÎW : « Il fallait dos hommes en grand nombre, toujours occupés de ce soin sociable au premier chef (la religion)... On leur attribua la dixmc des produits, sans détractatioyi des frais , ce qui est sa?is doute une des fortes contributioyis que le peuple puisse payer. »

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