ACTE II. SCÈNE XIV
où l’on doit être étonné de notre absence... Je demanderai à ces messieurs, ainsi qu’à monsieur de Chavigni, de garder encore le silence, pour ce soir; je me réserve demain le plaisir d’apprendre 1 cette nouvelle à toute ma cour, et, de plus, je veux que cette affaire, qui vous fait beaucoup d’honneur, soit insérée 2 dans la gazette officielle avec tous ses détails.
chavigni, s'inclinant. Quoi, monseigneur, vous voulez que demain... (. A part.) Quel bonheur, je pourrai donc enfin connaître ce que j’ai fait !
CHŒUR
Air: du dernier chœur de l’Arbitre.
Honneur à la diplomatie !
Il triomphe par son secours !
Il aura, pour charmer sa vie,
La politique et les amours.
LA MARQUISE, au public.
Air : du Vaudeville des Frères de lait, musique de monsieur Heudier.
Messieurs, pour notre Diplomate,
Voici le moment dangereux ;
La circonstance est pour lui délicate !
Jusqu’à présent il fut toujours heureux ;
Le hasard seul a comblé tous ses vœux...
S’il peut trouver un public indulgent,
Plus que jamais dans ce jour, il va croire Que le bonheur nous tient lieu de talent.'3