‹ Le Discours de rentrée, comédie vaudeville en 1 acteChapitre 16 sur 25 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Mêmes, GERMAIN.

GERMAIN

Monsieur, voilà votre notaire qui vient, le feraije entrer Ici?

M. DE COURCELLES

Non, non, dans mon cabinet, tête-à-tête.

ALPHONSE

Est-ce que vous allez faire quelque acquisition m. de coorcelles, gaiement.

Mieux que cela, je vais faire mon testament.

EUGÉNIE

Votre testament!

M. DE COUItCELLES.

C’est une fantaisie qui m’a passé parla tête.

EUGÉNIE

Mais, mon ami, une semblable idée...

m. de courcelles, souriant.

N’a rien d’effrayant... Tous les jours, ma bonne amie, on nous dépose au parquet des testamens qui ont vingt-cinq ans, trente ans de date; uu testament, c’est un brevet de santé!... mon frère aîné a fait le sien le lendemain de la mort de sa femme, et il se porte beaucoup mieux depuis ce tcmps-là.

ALPHONSE

Singulière précaution 1

M. DECOUNCELLES.

Un magistrat doit donner l’exemple de l’ordre. (Au domestique.) Je vous suis, Germain, faites entrer M. Blondeau dans mon cabinet. ( Germain sort. A sa femme.) Allons, voyons: si je mourais d’une mort subite... c’est la mort du juste.», je ne veux pas laisser «me succession embrouillée, ni que l’avidité do mes collatéraux vienne élever des prétentions sur mes biens, sur votre héritage : je connais la justice, je ne veux pas que vous ayez affaire à die... Allons, allons, ne «c boudez pas...

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