‹ Le discours de rentrée, comédie-vaudeville en un acteChapitre 14 sur 25 · ALPHONSE, EUGÉNIE · texte numérisé non relu

ALPHONSE, EUGÉNIE

EUGÉNIE, très -agitée.

Alphonse I

ALPHONSE

Qu'avez-\ous, Eugénie?

EUGÉNIE

Il se passe dans l'esprit de mon mari quelque chose d'extraordinaire.

Vous venez de le voir?

EUGÉNIE

Non; mais j'apprends par Germain que son maître a donné l'ordre de démolir le petit pavillon.

ALPHONSE

Quand?

EUGÉNIE

11 y a une heure environ.

ALPHONSE

Une heure !

EUGÉNIE

Aussitôt après le déjeuner, il est allé dans le jardin avec le maçon, qu'il avait fait appeler, et la démolition a commencé sous ses yeux. Vous aurez beau dire, cette conduite n'est pas naturelle.

; ALPHONSE, gaiement.

Oui, àvJi le moment est assez singulièrement choisi. è

^. / EUGÉNIE

Le jour mcnie où vous avez eu l'imprudence de me désigner cet endroit pour m'y confier vos secrets I Tenez, mon cousin, on ne m'ôtera pas de ridée que mon mari a des soupçons.

ALPHONSE

Biais non, non, ma cousine, vous vous alarmez à tort, votre imagination vous abuse.

Expliquez donc celte démolition; moi, je m'y perds.

, ALPHONSE

C'est un caprice!

EUGÉNIE

Oh! non, M. de Courcelles ne fait rien sans motif, et je tremble de deviner celui qui le fait agir. Ah ! je n'oserai plus lever les yeux sur lui.

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