‹ Le discours de rentréeChapitre 15 sur 26 · ALPHONSE, EUGÉNIE · texte numérisé non relu

ALPHONSE, EUGÉNIE

EUGÉNIE, très -afjililc.

Alphonse!

ALPHONSE

Qu'avez-vous, Eugénie?

EUGÉNIE

Il se passe dans l'esprit de mon mari quelque chose d'extraordinaire.

ALPHONSE

Vous venez de le voir?

EUGÉNIE

Non; mais j'apprends par Germain que son maître a donné Tordre de démolir le petit pavillon.

Quand?

EUGÉNIE

Il y a une heure environ.

ALPHONSE

Une heure !

EUGÉNIE

Aussitôt après le déjeuner, il est allé dans le jardin avec le maçon, qu'il avait fait ai>peler, et la démolition a commencé sous ses yeux. Vous aurez beau dire, cette conduite n'est pas naturelle.

ALPHONSE, fjaiemcnl.

Oui, oui, le moment est assez singulièrement choisi.

EUGÉNIE

Le jour même où vous avez eu l'imprudence de me désigner cet endroit pour m'y confier vos secrets! Tenez, mon cousin, on ne ni'ôtera pas de l'idée que mon mari a des soupçons.

ALPHONSE

Mais non, non, ma cousine, vous vous alarmez à tort, votre imagination vous abuse.

EUGÉNIE

Expliquez donc cette démolition ; moi, je m'y perds.

C'est un caprice 1

ECCÉNIE.

Oh! non, M. de Courcelles ne fait rien sans motif, et je tremble de deviner celui qui le fait agir. Ah! je n'oserai plus lever les yeux sur lui.

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