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tains produits pharmaceutiques de catégorie élémentaire, peptones, huile de foie de morue, préparations farineuses, etc., seront gratuitement fournies par les industriels brevetés pour qui un tel cadeau ne peut être qu'un mince sacrifice.
Nous avons dit, au début de ce travail, que le dispensaire est à la prophylaxie de la tuberculose ce que le sanatorium est à sa cure. Maisil n’en est pas moins vrai que l'éducation antituberculeuse étant accompagnée de soins curatifs, on peut obtenir au dispensaire des résultats thérapeutiques souvent considérables. Cependant ces résultats sont à la merci des circonstances ambiantes plus ou moins nocives : le milieu urbain, le surmenage, la la misère physiologique, la cessation des soins nécessaires. Et, pour bien indiquer qu'en aucun cas, malgré Les succès obtenus,le dispensäire ne doitètre mis en concurrence avec le sanatorium, ni prétendre le supplanter ou le suppléer quant à la guérison de la tuberculose, nous avons appelé le traitement qu'il est possible de donner aux consultants du dispensaire « traitement d'urgence ». Ceci dit et nettement affirmé, on comprendra pour quel motif nous placons à la fin de cette discussion plusieurs observations thérapeutiques que nous a fournies la bienveillance du docteur Bonnet à Montmartre. Il s'en dégage la preuve que le suc musculaire,comme l'ont démontré au Congrès de Londres les professeurs Cornil et Chantemesse, est un véritable remède antitubereuleux, « que l'utilité de la viande crue dans la tuberculose ne réside pas dans un phénomène de suralimentation pure et simple, mais
qu'elle repose sur une qualité antituberculeuse ». Grace
à cette propriété précieuse de la viande crue, le dispensaire peut, en faisant de l'assistance alimentaire, faire d'un mème coup la thérapeutique de la maladie. Aussi obtient-on chez les consultants du 1e degré des résultats remarquables. Chez les tuberculeux au 2° degré le succès est souvent plus grand qu'on n'ose l’espérer. On se convain aisément que, par le seul secours du dispensaire, un tuberculeux au 2° degré, même en état de consomption manifeste, peut, s'il se soigne avec méthode, régularité etconstance, s'il assimile les conseils reçus et manifeste énergiquement la volonté de guérir, — non seulement éviter le 3e degré, empêcher l'évolution pire de ses lésions ; mais voir ses forces revenir, reprendre la faculté du travail, la souplesse de ses poumons, l'équilibre de sa nutrition, en un mot dompter rapidement le mal qui le ronge et rendre sa tuberculose torpide, comme endormie et impuissante. .
La constatation d'un pareil résultat chez des ouvriers miséreux, mal logés, mal nourris, rivés à la tâche quotidienne, peut servir de eritérium pour juger de l'utilité desdispensaires. La noblesse de l'œuvre, la beauté de son but humanitaire et ses avantages sociaux au point de vue économique frapperont d'évidence les esprits les plus routiniers, s'ils considèrent que ces résultats curatifs ne sont pas recherchés en première ligne et viennent . Simplement en corollaire de l'enseignement prophylactique: la protection des gens indemmes par l'éducation de ceux qui peuvent les conlaminer, ceux-ci ayant par surcroit un intérêt très grand à vivre sainement, à
ne pas infecter une atmosphère qu’ils respirent, à se