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ficile encore. La finesse de l’ouies'émousse sensiblement après une série nombreuse d’auscultations, où il importe de percevoir de simples nuances du murmure respiratoire. Pour obvier à ces inconvénients, la méthode Rœntgen estéminemment précieuse et elle l’est bien davantage en ce qu'elle fournit la manifestation d’un nouvel élément de diagnostic dans la période prétuberculeuse.
Le docteur Bonnet a fait au Congrès de Londres, à ce sujet, une communication basée sur ses expériences personnelles, d’abord au dispensaire de la rue Saint-Lazare, ensuite à Montmartre.
« J'ai l'honneur de communiquer au Congrès la note suivante: sur l'emploi des rayons de Rœntgen pour le diagnostic de la tuberculose pulmonaire, et particulièrement pour le diagnostic de la période prétuberculeuse.
» 600 cas, choisis dans un nombre considérable d’autres, ont été soumis à l'auscullation préalable de plusieurs confrères. Je les ai ensuite examinés à l'écran fluorescent, sans connaître, bien entendu, le résultat de l'auscultation.
» Les rayons X se sont trouvés en défaut 1 ou 2 fois sur 100. Notamment chez les enfants et les femmes, ils n’ont pas signalé, des lésions tuberculeuses assez nettes à l’auscultation.
» Par contre, dans 30 cas sur 100, ils ont précisé les lésions’ montré des zones d'opacité plus considérables que la percussion ne les avail déterminées, et assez souvent (à fois sur 400) ils ont même permis de porter des diagnostics au premier degré qui avaient échappé aux mêmes méthodes d'examen.
. L'usage courant des rayons de Rœntgen — plusieurs auteurs
l'ont prouvé — est donc ézal, sinon supérieur à l'emploi des anciens procédés pour le diagnostic des trois périodes de la tuberculose ordinaire.
Je me contenterai, à ce propos, d'apporter, par les nombreux cas dont je viens de parler, une contribution aux études déjà
faites.
J'ajouterai simplement que mon expérience me fait voir dans la radioscopie une méthode facile et surtout rapide d'examen du thorax, à recommander dans un milieu encombré et bruyant comme celui d’un dispensaire, d'un régiment, d'un conseil de revision.
Mais je désire appeler spécialement votre attention sur un moyen particulier de diagnostic par les rayons X, à employer dans cette période de la maladie qu'on a nommée préluberculeuse.
A ce degré du mal, ni la percussion ni l’auscultation les plus atlentives ne peuvent déceler une modification dans la sonorité ou dans le murmure vésiculaire ; le microscope ne trouve pas ici son emploi, puisqu'il n'y a pas de crachat bacillaire, le tubercule étant encore fermé ; l'examen à l'écran ne montre pas d’opacité, qui n'existe pas ou qui est masquée par de l’emphysème ; la plaque photographique peut même, malgré satrès grande sensibilité, ne pas enregistrer de lésions.
Un mode spécial d'application des rayons X permet de s’en assurer et de porter le diagnostic si incertain de prétuberculose.
Il s’agit d'observer, à l’aide de l'écran, les mouvements respiratoires et très attivement le jeu du diaphragme.
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J'avais remarqué et de nombreux confrères avaient publié que les tuberculeux respiraient mal en général, et que, particulièrement chez eux, le jeu du diaphragme et l'expansion de thorax élaient diminués du côté atteint; mais chez beaucoup de mes sujets examinés, dont l'état de santé apparente était d’ailleurs satisfaisant, je ne pus découvrir à l'écran ou à l’auscultation la moindre trace d'opacité ou de lésions expliquant cette insuffisance des mouvements diaphragmatiques.
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Mais, ayant eu l’ocasion de recevoir et d'examiner une deuxième fois quelques-unes de ces personnes, à six ou huit mois d'intervalle, je fus à même de constater chez plusieurs d’entre
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elles des lésions tuberculeuses débutantes ou assez avancées et correspondant à l’irrégularité remarquée.
Il se présenta une dizaine de casanalogues en assez peu de temps.
En continuant ces recherches et en provoquant même les examens chez une série de personnes saines ouà peine suspectes, j'arrivai à dresser une liste assez longue d'observations typiques. J'ai pu sur 600 cas en réunir une centaine qui me paraissent très concluants.
Cenouveausighe de diagnostic prétuberculeux, que j'appelerai signe diaphragmatique, est assez simple à reconnaître.
Tout médecin familiarisé avec l'examen radioscopique du thorax, connaissant le fonctionnemeut normal des muscles inspirateurs et l'aspect ordinaire du diaphragme pendant les deux temps de la respiration, chez l'homme et chez la femme, aux divers âges,sera frappé immédiatement par une anomalie dans ce fonctionnement ou cet aspect ; ilpourra sans difficulté en appré. cier le degré, vérifier l’éclairement des poumons, contrôler l’expansion de la cage thoracique.
M. le D: Williams et M. le D" ont déjà signalé l’abaïissement moindre du diaphragme correspondant au côté d’une lésion pulmonaireet tuberculeuse, en décrivanteette diminution de l'abaissement comme contemporaine de l'altération déjà visible du poumon.
Béclère
« M'appuyant sur de nombreuses observations, je trouve que, en dehors de toute altération visible du poumon, une anomalie respiratoire quelconque, däns le jeu du diaphragme prin- ‘cipalement, doit, lorsqu'elle est constatée à l'écran, toujours éveiller l'idée de tuberculisation.
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« Peut-être dira-t-on qu'une respiration faible, mauvaise, irrégulière est plutôt une prédisposition à la tuberculose qu'un signe de l'éclosion tuberculeuse ? La distinction serait subtile et au point de vue pratique de peu d'importance, puisque, dans l’un et l’autre cas le traitement s impose.
«Le signe diaphragmatique, très visible, peut être mesuré ; il n'estpas contestable ou relatif comme ceux de l'auscultation : c'est un signe important pour diagnostiquer le début de la tuberculose à une période où le mal est facilement et entièrement curable. »
Quant aux inhalations d'air ozonisé, elles font partie intégrale du traitement d'urgence qui est à la portée d'un dispensaire antituberculeux, concuremment avec l'alimentation par la viande crue et le suc musculaire.
De ce qui précède il résulte : que les appareils électriques doivent être considérés comme indispensables. Ils agissent par leur présence, en frappant l'imagination du public, en attirant au dispensaire beaucoup de malades. Secondement la méthode de Rœntgen est un auxiliaire tellement précieux pour diagnostiquer la tuberculose latente, — soit à une période de torpeur des lésions anciennes, sans réaction actuelle, ne se manifestant pas par des signes physiques, soit surtout à la période prétuberculeuse — quil serait vraiment peu sensé d'en priver des établissements spécialement fondés pour dépister et guérir la tuberculose au début.
Quels soins donnera-t-on aux consultants ?
Nous ne répéterons pas de nouveau les détails de l'enseignement prophylactique proprement dit. \
On sait en quoi consiste la gymnastique respiratoire et quelle est son utilité !
L'argent disponible sera employé strictement à la distribulion de viande crue et de suc musculaire, en seconde ligne de lait, d'œufs. Enfin il y a lieu de penser que cer-