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réprendre en les appliquant aux Consultations de nourrissons, les objections déjà adressées aux Crèches (1) n'oubliant qu'un point, c’est que rien n’est plus différent d’une Crèche qu'une Consultation de nourrissons. En effet : |
La Crèche sépare la mère de l'enfant et fait de l'élevage artificiel. Ù
La Consultation de nourrissons a été créée pour permettre à la mère d'élever elle-même son enfant d’une manière rationnelle et faire de l'élevage naturel.
Le premier et le plus sérieux reproche est celui de favoriser l'allaitement artificiel aux dépens de l’allaitement maternel.
Nous ne l’acceptons pas en ce qui concerne la Consultation du Dispensaire de la rue Oudinot, où l'allaitement au biberon compte depuis # ans pour moins de-20 p. 100 parmi les nourrissons surveillés: Mais s'il n'existe pas un contrôle sérieux de la distribution du lait et si mères et enfants ne sont pas attentivement surveillés, la proportion des allaitements artificiels peut être très considérable. Lorsque, en 1899, la distribution à prix réduit et non limitée fut substituée à la distribution gratuite et limitée du lait stérilisé, la proportion des nourrissons à l'allaitement artificiel passa de 31,2 p. 100 à 36,5 p. 100, et ce n'est qu'en 1905 qu'elle descendit au
chiffre de 18,7 p. 400 (Voy. tabl. C, p. 22). Il ne suffit pas que l'allaitement arüficiel ne soit pas favorisé, il faut que l'allaitement maternel ou l’allaitement mixte soient encouragés et qu'ils arrivent à rempla-
(4) Voy. Gaucnas. Des progrès à réaliser dans les Crèches. Paris, 1898.
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cer le dangereux biberon. Est-il possible d'y réussir ?
Le tableau d'ensemble de la page 22, montre que c'est surtout pour l'allaitement mixte que nous avons gagné du terrain, et il ne saurait en être autrement étant donné la façon dont se recrute la majorité des nourrissons, amenés tardivement, déjà sevrés, sans qu'il puisse rester aucun espoir de les remettre au sein.
Mais il est une statistique partielle, établie par notre ami Charles Flour (1), et dont il a fait le sujet de sa thèse inaugurale, qui présente un tout autre intérêt.
Charles Flour a relevé avec soin. sur les registres et les dossiers sanitaires du Dispensaire, les noms des 192 femmes qui avaient amené successivement à la Consultation plusieurs nourrissons, et voici ses conclusions appuyées sur une série de 422 observations.
4° Le premier devoir du médecin qui dirige une OEuvre d'’assistance de la première enfance (que cette OEuvre ait été dénommée Goutte de lait, Consultation de nourrissons ou Dispensaire) doit être de favoriser par tous les moyens possibles l'allaitement maternel, et de toujours considérer l'allaitement artificiel comme un procédé d’exception ;
2 Par ses efforts persévérants en faveur de l'allaitement maternel, le médecin peut obtenir au bout de quelques années, à sa Con-
sultation, que toutes les mères capables d’allaiter leurs enfants
s’acquittent consciencieusement de leur devoir ;
3° Les observations que nous publions dans ce travail en sont une preuve irréfutable.
Dans une première série de 139 nourrissons, nous avons compté 40,7 p. 100 d'allaitements artificiels. Les 139 mères de ces nourrissons nous ont amené dans la suite, 168 enfants, et ces mémes
(4) Fcour. Les Consultations de nourrissons et l’allailement maternel. Thèse de Paris, 1906, G. Steinheil.
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