‹ Le dispensaire de la Caisse des ÉcolesChapitre 16 sur 35 · PAR ERNEST · texte numérisé non relu

PAR ERNEST

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EE Save femmes n'ont, pour cette deuxième série de nourrissons donné le biberon que dans la proportion de 6,5 p. 400 (1).

L’allaitement de tous les enfants de la deuxième série a toujours été surveillé presque dès leur naissance ct c’est là une condition essentielle de succès.

4° Une deuxième statistique recueillie dans les mêmes conditions que la précédente, mais dans laquelle les nourrissons de la deuxième série n'ont été surveillés qu'après l'âge de deux mois, montre : que l'allaitement exclusif au sein a perdu du terrain, que la proportion d’allaitements artificiels n’a guère varié d’une série à l’autre (18,8 p. 100 dans la première, 15 p. 100 dans la seconde, et que nous avons pu obtenir seulement une progression notable de l’allaitement mixte dans la deuxième (9).

ÿ° Ces statistiques font justice de l’objection que l'on a pu adresser aux Consultations de nourrissons, de favoriser l’allaitement au biberon aux dépens de l'allaitement maternel.

Enfin, par ce fait que les nourrissons de nos deux séries d’observalions ont été élevés par les mêmes mères, elles réduisent à néant un reproche quelque peu inattendu de M. Variot, sur lequel nous nous sommes expliqués longuement et que nous pourrions résumer ainsi : de favoriser les enfants allaités par leurs mères aux dépens

des enfants allaités artificiellement !

Le fait d'obliger les mères à présenter leurs enfants toutes les semaines à jour fixe, à la Consultation, expose les nourrissons à contracter des refroidissements : tel est le deuxième reproche que l’on a trouvé à faire aux Consultations de nourrissons. Voici ce que le Dr Bresset écrivait en 1902 à ce sujet.

Frappés du chiffre élevé de la morbidité par affections de l'appareil respiratoire chez les nourrissons de leur consultation,

(4) Frour. Th. cit., p. 31.

(2) Id. ibid., p. 33.

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