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hospitalisé, aussi tous les enfants sont acceptés au Dispensaire, quelque soit l'affection qu'ils présentent, pourvu qu'ils soient transportables.
Enregistrons avec satisfaction que, à la condition de mettre à la disposition des parents, la baignoire et les accessoires indispensables, la balnéation tiède a toujours été facilement acceptée et correctement mise en pratique dans les cas où elle a été prescrite. Les bons résultats obtenus grâce à cette thérapeutique ont certainement beaucoup contribué à triompher des dernières appréhensions des mères peu instruites.
Il va sans dire que toutes les maladies, sans exception, ne peuvent être soignées au Dispensaire, el qu'un certain nombre d’entre elles ont nécessité l’hospitalisation, soit à cause de leur gravité particulière, soit à cause du dénûment de la famille du malade. Si les Dispensaires ont pour but d'empêcher de rompre le lien familial en évitant l'hospitalisation dans la mesure du possible, ils ne sauraient prétendre à remplacer d'une façon absolue les Hôpitaux d'enfants.
La prophylaxie et le iraitement de la tuberculose au Dispensaire. — Beaucoup plus importante est la question de la prophylaxie et du traitement de la tuberculose dans les Dispensaires d’enfants, et nous devons chercher maintenant à montrer quel est le rôle du Dispensaire dans la lutte contre la tuberculose chez l'enfant ?
Pour ceux qui ont lu le beau rapport du Prof' agrégé Marfan (1), au Congrès de 1905, sur la préservation de
(4) MarrFan. Revue mensuelle des maladies de l'enfance, 1905, p. 433.
l'Enfance contre la tuberculose, la réponse n'est pas douteuse. Le Dispensaire d’enfants ne peut rendre que des services partiels, si toutefois on admet que c'est rendre un service à sa famille et à la société de prolonger de quelques mois ou de quelques années l'existence de malheureux infirmes.
Dans le dernier casier en haut et à droite du gros meüble de chêne qui renferme tous les dossiers sanitaires des enfants présentés, ne fut-ce qu'une seule fois, au Dispensaire, sont rangées les fiches de ceux dont nous avons pu apprendre le décès. L’énumération des causes de ces décès est d’une monotonie désespérante. Bronchopneumonie, hérédo-syphilis, tuberculose, voilà les trois vocables, le dernier surtout, qui reviennent comme une litanie. La plupart de ces dossiers portent l'indication de plusieurs centaines de consultations et de journées de traitement, car rien n'a été négligé dans le traitement médical de ces malades.
Le seul remède eut été le séjour à la campagne, séjour prolongé ou même séjour définitif, tel que l'a institué l'Œuvre de Préservation de l'Enfance contre la tuberculose fondée il y a 3 ans par le prof" Grancher.
Le rôle des colonies de vacances dans la lutte contre la tuberculose chez l'enfant, a fait l’objet d'une irtéressante communication de deux des élèves les plus distingués du Proff Grancher, MM. Zuber et Armand- Delille (1).
Ayant eu l’occasion de confier à des Œuvres de « colonies de vacances un certain nombre d'enfants suivis
(4) Zuser et ArMano-Dericce. Revue des maladies de l'enfance, 1906, p. 108.
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« médicalement et choisis dans des OŒuvres de patro- «nages ou Dispensaires » ils ont publiés les résultats médicaux obtenus. Ces résultats sont des plus encourageants.
Moins heureux que nos deux confrères, nous ne pouvons rapporter 1c1 aucune série d'observations du même genre. La villa scolaire de la Caisse des Ecoles du VII: arrondissement dresse toujours sa fine silhouette tout en haut de Saint-Germain, à l’orée de la forêt de Marly. Mais pour des raisons jusqu'ici mystérieuses, depuis quelques années, les enfants pour lesquels le D' Bresset a demandé l’aumône d’un peu d'air pur ont été écartés des colonies scolaires, et les petts prédisposés de notre Dispensaire ne sont pas parmi les élus, appelés à connaître les douceurs de l'installation modèle, due à la collaboration de M. Paul-Louis Renaud, l’habile architecte et de M. Paul Delille, le dévoué trésorier de la Caisse des Ecoles.
Il nous semblerait malséant d'insister davantage sur l'existence de cette « muraille de Chine » qui sépare deux filiales d’une Caisse des Ecoles qui devraient être réellement deux œuvres-sœurs. Cependant nous n'avons pu nous empêcher de montrer ce simple exemple à ceux qui croient encore à la possibilité de 1’ « union entre les OŒEuvres d'assistance » et quittant ce sujet délicat entre tous, nous résumerons dans le chapitre suivant l’ensemble des résultats obtenus au Dispensaire depuis sa création.
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