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CHAPITRE IV

Résultats.

1° Documents statistiques.

ee au fonctionnement du Dispensaire, Ne sas deuxième période d'existence (1897-1905) pour que l'on ee ne soit pas étonné, en comparant les tableaux des pi F

plus d’un üers depuis que le Dispensaire a transform et complété son organisation.

- Il nous reste maintenant à entrer dans quelques dé tails concernant l’âge et les habitudes de nos clients.

Classement par groupe d'âge des enfants inscrits : Dispensaire. — En général, les enfants soignés chaqt année forment trois groupes de même importance 4 l’on peut ainsi diviser :

De: 02 ans Re De S6 an er 2 De:6 à 16 ans MEN RSRO De E

Au- ne de quinze ans, nous ne voyons guère que. quelques anciens inscrits (T °/) que nous sommes b

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heureux de revoir et que nous accueillons, Dent qu'ils aient dépassé l'âge réglementaire. +4 Nous ayons pensé qu'il était intéressant de rechercher la proportion des nourrissons nouvellement inscrits é | chaque année, par rapport à celle des enfants plus âgés à nouvellement inscrits eux aussi. D En 1897 elle était de 13 p. 100. Il n'y avait pas alors … au Dispensaire de consultation de nourrissons. En 1898, K elle passe à 25 p. 100, et depuis ne cesse d'augmenter » pour atteindre en 1905 le chiffre de 53,2 p. 100, justi- ; fiant ainsi ces paroles de M. Charles Risler : « En « s'intéressant à l'enfant dès le berceau, en conseillant “4 les familles, en répandant la connaissance des règles de l'hygiène, nos Dispensaires d’enfants préparent pour la Patrie, des générations vigoureuses ». | On a dit et répété que le Dispensaire devait être pour | la classe laborieuse ce qu'est le médecin de la fanulle pour la classe aisée. Nos statistiques peuvent-elles confirmer ou infirmer cette affirmation. |

Proportion des enfants amenés régulièrement au Dispensaire. — Chaque année, dans ses rapports, le D' Bresset à soin de noter depuis quelle époque sont « inscrits les enfants qu'il a pu voir au Dispensaire dans Ë le cours de l’année ; ainsi nous avons pu facilement éta- ne blir la proportion des enfants qui fréquentent régulière 3 ment nos Consultations. S

Nous avons appris que 61 p. 100 des enfants étaient inscrits seulement depuis l’année courante ; que 34 p. 10€ étaient soignés depuis une période de 2 à 5 ans et 5 p. 100 seulement depuis plus de 5 ans.

Même en faisant cette réserve, que la proportion des nouveau-nés est grande aux consultations du Dispensaire, ces résultats sont quelques peu décourageants et ne nous autorisent pas à modifier l’opinion du D’ Bresset qui écrivait en 1902 :

« Comme médecin et comme hygiéniste, je crois avoir le droit « de me montrer satisfait des résultats obtenus. Actuellement, à « Paris, les mères de famille de la classe laborieuse peuvent, si « elles en ont le ferme désir, élever elles-mêmes leurs enfants, et « en faire des sujets sains et vigoureux. Comme philanthrope et « comme sociologue, je ne puis malheureusement me défendre « d’une certaine tristesse en constatant, chiffres en main, que, « dans une période de 5 années, sur près de 2,000 nourrissons, plus «de la moitié n’a pu être surveillée assez longtemps pour en « tirer un profit quelconque. Et c’est, la plupart du temps, à l’in- « différence et à la mauvaise volonté des mères, qui ne veulent « pas se plier à la discipline nécessaire des consultations, que nous « devons attribuer cette proportion considérable de résultats in- « complets. »

Proportion des enfants traités au Dispensaire. — En ce qui concerne le nombre de consultations données à chaque enfant, les relevés, établis dans les mêmes conditions que le précédent, donnent les propor-

tions suivantes :

4 ou 2 consultations. ............ 52:96

3à D — M LS eat 20,6 °/o 15,3 °/, DORA es ee one 194,7 0/0 !

Enfants non traités. ....... PRE 0,5 °/s

Ce qui signifie qu’un peu moins de la moitié des consultants (45,3 °/,) peut être considérée comme vérita-

blement traitée.

Malgré l’absence de statistiques comparables à celles

que nous apportons ici, il semble bien que ces résultats toujours en concordance nous donnent la mesure exacte

de ce que nous pouvons attendre du rôle social des Dispensaires.

Il faut, en effet, toujours compter avec ceux que l'on … veut'assister, el il ne suffit pas d'instituer des OŒuvres

de bienfaisance et d'élaborer des règlements théorique-

ment irréprochables. Il faut savoir les adapter aux besoins, et, osons le dire, aux habitudes et aux exigences des individus qui doivent en bénéficier.

Tels qu'ils sont, les résultats obtenus par neuf ans

d'efforts persévérants ont-ils pu contribuer à diminuer la à

mortalité infantile ? C'est ce que nous allons rechercher.

2° Le Dispensaire et la mortalité infantile.

S'il était possible de connaître le sort de tous les enfants qui ont élé inscrits à nos Consultations, la che serait facile et 1l suffirait, une fois renseignés sur l'existence de nos petits clients, de comparer notre pour- 4 centage de mortalité à celui de la ville de Paris, et à 4 celui des arrondissements voisins du Dispensaire pour 4 être renseignés. :

Par malheur, 1l est au-dessus de nos moyens d'établir la proportion exacte des décès des enfants que nous soignons au Dispensaire. i se

Une minutieuse enquête entreprise par le Dr Carel, a l'occasion de sa thèse inaugurale, ne lui a donné de ren- seignements exacts que dans la proportion de 44 p.100.

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Une deuxième enquête, faite en 1904 (1), pour retrouver, au bout de quelques mois seulement, une catégorie bien déterminée de nourrissons, a fourni 89 p. 100 seulement de renseignements.

L'an dernier, le D' Bresset essaya de tourner la difficulté en comparant la mortalité infantile des VI°, VIT et X V° arrondissements pendant ces 20 dernières années ; le résultat ne répondit nullement à ses espérances et 1l termine cette infructueuse étude, par cette conclusion :

« Si je ne puis tirer aucune conclusion rigoureuse de cet amoncellement de chiffres, je me garde bien d’en concevoir le moindre dépit, et si je me trouve incapable de fournir un seul résultat qui soit indiscutable, je crois cependant avoir fait œuvre utile et déblayé le terrain. J'espère que ceux qui se sentiront le courage de lire le tableau qui suit n’accepteront désormais, que sous bénéfice d'inventaire, les résultats plus ou moins frelatés de statistiques faites pour les besoins de la cause. Quant à moi, qui ne considère pas la méthode statistique « comme devant et pouvant donner des résultats « d'une exactitude absolument certaine, appuyée sur des « données d’une précision étroite », tout en la regardant « comme «un moyen d'investigation délicat, certes, à manier, mais utile «entre tous (2) », je n'ai demandé aux chiffres statistiques que ce qu'ils pouvaient me donner. Dans leur ensemble, ils eonfirment pour le VII: arrondissement et les deux arrondissements voisins (V£e et XVe) les résultats constatés pour Paris tout entier : déminution appréciable et constante de ia mortalité infantile pendant ces 20 dernières années, diminution que nous ne pouvons aujourd’hui évaluer en chiffres exacts ».

Mais le D' Bresset ne se tint pas encore pour battu,

(4) Bresser et Carez. La mortalité par gastro-entérite à Paris, pendant l’été

” de 1904. Revue pratique d'Obstétrique et de Pædiatrie, nov. 1904.

(2) Anoré Lresse. La Statistique, p. 67. Paris, 1905. Guillaumin et Alcan.

et pensa trouver dans une statistique d'un autre genre, la réponse à cette question toujours posée et jamais résolue :

« Depuis la création des Dispensaires d'enfants, la

mortalité infantile a-t-elle diminué d’une façon appréciable dans le VII° arrondissemeut et les arrondissements voisins ? »

Notre ami, Paul Monory (1), a consacré à cette question, la thèse qu’il vient de soutenir il y a quelques jours.

Dans l’espace de 6 mois, il a pu recueillir 600 obser-. A

vations concernant autant de familles, et voici quelles sont ses conclusions :

« La diminution de la mortalité infantile ne saurait faire aucun doute en ce qui concerne les enfants de 0 à L an, elle n’est dans notre statistique que de 15,7 °/, parmi les nourrissons élevés chez leurs parents, et 1l s’agit là d’une statistique individuelle, rigoureusement exacte,

naissances et décès se rapportent au même groupe d’'en-

fants. i:

« D'autre part, le groupement spécial de nos observations nous montre que si dans les familles nombreuses

(4 enfants et au-dessus) la mortalité est plus élevée que

dans celles qui comptent trois enfants au plus, elle n’est, ‘

cependant dans notre statistique, que de 19 °/, alors

que la mortalité de O0 à 1 an est de 19,3 p. 100 dans

l’ensemble des familles du département de la Seine (2}. .« Si encourageant que soit ce résultat, il est encore

(4) Moxory. Etude sur la mortalité infantile. Th. de Paris, 4906, G. Steinheil. (

2) J. BERTILLON. Annuaire statistique de la Ville de Paris, année 1903, p.128. : *

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seulement des décès de 0 à 1 an et qui semble bien être celle de la classe aisée.

« L'absence de toute statistique comparable à la nôtre en ce qui concerne la classe ouvrière, ne nous permet pas de savoir si pour la mortalité de À à 13 ans, l'influence du Dispensaire a pu se faire sentir et si les chiffres que nous donnons sont inférieurs, égaux ou supérieurs à la moyenne.

« Pour faire une estimation exacte et incontestable des services rendus par les Dispensaires, il faudrait démontrer que la mortalité des enfants qui n’ont pas élé soignés dans ces Œuvres de bienfaisance, est beaucoup plus considérable et, de plus, que parmi ceux qui ont été lraités aux Dispensaires, la mortalité l'emporte chez ceux qui n'ont pas suivi régulièrement les Consultations de nourrissONS.

« Or, le dépouillement des fiches individuelles nous montre bien que 67 p. 100 des 1,623 enfants nés vivants des 600 mères de famille de notre statistique, sont inscrits aux Dispensaires, mais que les uns y sont venus À fois, les autres 10, les autres 100 fois. Que les uns sontinscrits depuis À mois, les autres depuis 5 ans, les autres depuis 10 ans. Enfin, que si beaucoup d’entre eux ont été suivis depuis leur naissance, d’autres ne nous sont counus que depuis l’âge de 5, 6 ou 8 ans. Divisées et subdivisées en groupes et en sous-groupes, ces observations perdraient, par le fait de cet émiettement, toute valeur statistique.

« Nous nous contenterons donc de demander à tous ceux qui dirigent des œuvres d'assistance infantile, de recueillir comme nous, les observalions des mères qui viennent leur demander conseil pour leurs enfants. Une

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