Ibid. p
3. Abbé P. D. Bernier : Essai sur le Tiers Etat rural ou les paysans de Basse-Normandie au XVIIIC siècle, p. 22.
4. Hippolyte Lechevallier : La propriété foncière du clergé et la vente des biens ecclésiastiques dans le district de Saint-Lo, pp. 23, 24.
nombrement de 1764 porte le chiffre de la ville et bourgeoisie
à 6.878 habitants (2.855 hommes, 4.023 femmes), probablement parce qu'il comprend les paroisses de Sainte-Croix et de Saint-Thomas i.
Le mouvement de la natalité et de la mortalité en 1786 était pour la ville de Saint-Lo de 155 naissances et de 136 décès?
Il y avait trois paroisses à portion congrue, dont l’abbé de Saint-Lo était commandataire: Notre-Dame, Sainte-Croix et Saint-Thomas. Notre-Dame, la paroisse urbaine proprement dite appartenait à l’archidiaconé du Val de Vire et au doyenné de Saint-Lo. Elle comptait 4.287 habitants 3%. Sainte-Croix et Saint-Thomas étaient des paroisses mi-urbaines, mi-rurales, qui s’étendaient à la fois sur les faubourgs de la ville et sur des hameaux.
Saint-Lo possédait une abbaye de Réguliers de l’ordre des Génovéfains ‘. Avec celle de Cerisy et les prieurés de Saint-Fromond et de la Perrine (paroisse du Dézert), elle était une des grandes congrégations de l'élection ?. En outre de son abbaye sise sur la paroisse Sainte-Croix dans l’un des faubourgs 6 la ville comprenait encore dans ses murs les couvents des Pénitents (hommes), du Bon Sauveur (femmes) et des Nouvelles Catholiques (femmes). Le Bon Sauveur disposait d’une pharmacie dans laquelle on soignait, pansait les malades. On y distribuait des médicaments aux pauvres de la ville et de
la campagne. Ses religieuses faisaient la visite journalière des
1. E. Bridrey: Cahiers de Doléances du Bailliage de Cotentin (Coutances et secondaires) pour les Etats généraux de 1789, t. IT, p. 9, Note 4.