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à exercer les fonctions de Comité de surveillance provisoire du district !.
PRIEVTR
La majorité des départements français avait protesté contre le Coup d'Etat du 2 juin. La Manche fut du nombre. Dès le 27 mai 1793, les administrateurs du département avaient pris parti dans la futte qui s’engageait entre la Convention et Paris. En présence des dissensions leur assemblée, dans une adresse à la Convention Nationale, avait manifesté son amour de l’ordre, de l’union et de la paix.
« Etrangers à tous les partis, nous n’en connaissons d'autre que la majorité de la Convention Nationale : Nous ne connaissons de Plaine que celle où nous aurons à combattre les tyrans armés contre la France libre ; nous ne connaissons de Montagne que celle où vainqueurs du despotisme et de l’anarchie, ralliés tous autour de la Constitution que vous nous aurez donnée, vous placerez auprès de l'arbre de la Liberté le rameau précieux de l'union et l'olivier de la paix. C’est alors que vous recueillerez les bénédictions de la France, l’admiration de l’Europe et que le peuple, dans livresse de sa gloire et de son bonheur, proclamera de toutes parts que ses représentants ont bien mérité de la patrie ? ».
Dès le 7 janvier 1793 par un arrêté motivé, le Conseil du département faisait un énergique appel éventuel aux armes. Il n’était que temps de mettre un frein aux progrès désastreux des factions dont la capitale était le théâtre. Dans chaque munici-
4. Arch. Manche, L. II 1821, reg) directre, district, f° 8. En avril 1793, le Comité de surveillance du district de Saint-Lo n'ayant plus à remplir les fonctions originaires pour lesquelles il avait été institué (par suite des immenses pouvoirs donnés par la loi au Comité de surveillance de la commune), changea
son nom en celui de Comité des armes et se consacra à la Manufacture d'armes
de Saint-Lo.