Ibidem, fs
tant les citoyens aux voies de fait. Saint-Lo connut la Société du Timbre sec, analogue aux sociétés secrètes anti-révolutionnaires de Lyon, TOURS de Caen !. « Sous des dénominations différentes, écrivait le 21 messidor an III le procureur-syndic du district au représentant du peuple Bouret, les ennemis de la Révolution cherchent à la détruire... On cherche à fomenter des troubles et par ce moyen exciter entre les citoyens des rixes qui conduiraient nécessairement à une guerre civile ? ».
Dans la soirée du 19 messidor, certains quidams avaient répandu et jeté dans différentes maisons un pamphlet ayant pour titre : « Adresse aux membres composant la société du Timbre sec ! » et se terminant par ces mots : « L'huile de bras ne doit pas étre rare dans un temps de révolution, et il en faut amplement pour toutes les Robes /sic)... Béni soit à jamais votre établissement, il va dérouter les malveillants, déconcerter les intrigants et terroriser les buveurs de sang, fit Pami du peuple (sic) ». Tous les réglements de police défendaient aux citoyens de s’armer de massues ou de bâtons ferrés. L'administration du district dut sévir. Elle arrêta sur le champ que tout citoyen armé de lourds bâtons, connu pour avoir proféré la menace du Timbre sec serait amené devant la municipalité, interrogé et poursuivi selon l'exigence du cas %. « Les membres composant la société du Timbre sec, déclarait le District, dirigée en apparence contre les terroristes, n’est autre qu’une coalition ténébreuse de lâches aristocrates, ennemis de la Révolution et véritables partisans du royalisme, et d'hommes voués aux ennemis intérieurs de la République, et qui pour mieux les servir, cherchent à répandre le trouble et le désordre,
inventent la plus affreuse combinaison pour armer de massues