‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 114 sur 314 · NI EE © D · texte numérisé non relu

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Jean-des-Bois !. C’étaient, semble-t-il, des individus venus des foyers permanents de la chouannerie du bocage normand, favorisés par la complicité où du moins l'indifférence des populations.

Il est à remarquer que la chouannerie du district de Saint-Lo attendit l’an [II pour éclater tandis qu’elle avait ravagé les environs d’Avranches et de Mortain dès-l'an II. L’administration du district déplorait l'état d'esprit de ses administrés et le redoutait à la fois puisqu'elle hésitait souvent à leur délivrer des munitions ?. Depuis dix mois, écrivait « le 30 nivôse an IV le commissaire du pouvoir exécutif près le tribunal de police correctionnelle de Saint-Lo, l'esprit public a totalement changé %». À quoi tenait ce changement? Dans une lettre du 29 thermidor an III un citoyen qui réclamait l'anonymat en accusait les émigrés et les prêtres réfractaires “. Les documents ne permettent pas de vérifier cette assertion. Tout ce que l’on peut dire c’est que les administrations de district et de département n’y font pas allusion et que le District montra une réelle tolérance dans l'application de la loi du 11 prairial sur la liberté des cultes. Tout ce que l’on peut affirmer aussi, c’est la participation des populations du district de Saint-Lo au mou-

vement de réaction du reste de la France. ,

La monarchie avait eu ses Te Deum d’actions de grâces après la naissance des Dauphins et les victoires des armées

royales. La Révolution eut aussi ses fêtes. Tant qu'elle recon-

1. de la Sicotière ; Louis de Frotté et les insurrections normandes (1793- 1832), T I pp 277, 274.

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