‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 125 sur 314 · D SI M · texte numérisé non relu

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trouver une formule conciliatoire que l'autorité civile accepte et que l’orthodoxie ne réprouve pas » !. Delahaye, curé de Saint-Ebremond-de-Bonfossé, déclarait qu'il prêtait serment parce qu'il n'avait rien remarqué dans cette constitution civile du clergé, de contraire au dogme et à l’obéissance au pape ?. Charles Dannoville, son vicaire, parlait de même. Ces serments contenaient une ombre de réticence. Sept jours plus tard, le 7 février, leurs auteurs le renouvelèrent sous sa forme légale ?,

Le 6 février, le vicaire de Saint-Amand, Delangle, prêta ainsi serment: « Je jure d’être fidèle à la nation, à la constitution et au roi, en tout ce qui pourra se concilier avec la religion catholique, apostolique et romaine dans laquelle je veux vivre et mourir moyennant la grâce de Dieu ». La municipalité envoya ce serment au Directoire du district comme non conforme à la loi. Le vicaire fournit alors des explications au greffe de la municipalité, déclarant: « Je promets d’être fidèle au roi, à la nation, dans l'hypothèse qu'ils ne commanderont rien qui contrarie la religion catholique, apostolique et romaine. Pour ce qui concerne la Constitution, je ne promets rien parce qu’elle répugne décidément à ma conscience » #.

A Condé-sur-Vire, sur quatre prêtres qui avaient prêté serment en février, un le rétracta le 25 mai 1791, tout en promettant soumission à la loi et au roi » ?.

A la suite de ces incidents Ile directoire du département, le 18 février, décida l'envoi à l’Assemblée nationale, des procès-verbaux contenant des « réflexions incendiaires et inconstitutionnelles » 6.

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