‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 126 sur 314 · Arch. Manche, L 52, Reg. direct. départ. fo · texte numérisé non relu

Arch. Manche, L 52, Reg. direct. départ. fo

Le curé de Giéville refusa le serment, celui de Rampan et son vicaire le refusèrent également, tout en déclarant « qu’ils promettent d’être fidèles à la nation, à la loi et au roi, pour tout ce qui regarde le temporel et qu'ils exhortent tous ceux de la commune à respecter les lois et à payer exactement les impôts » |, ts

Le 31 janvier 1791, le directoire du district menaçait de destitution le prêtre Principal du collège de Bérigny, s'il n'avait pas prêté serment le dimanche suivant ?.

Pendant ce temps, le directoire du département faisait répandre : la réfutation des principes contenus dans les dernières protestations de plusieurs membres du clergé, par J.-V. Dumolard, membre de la Société des Amis de la Constitution de Grenoble ; la réponse d’un curé de village à un de ses confrères, au sujet du serment exigé des ministres des saints autels ; l'instruction de l’Assemblée nationale sur l’organisation civile du clergé ?. |

Le 5 mars, le directoire du district décida en exécution de la lettre du procureur général syndic du département, d'envoyer aux municipalités le discours prononcé le 21 février 1791 en présence des électeurs du département par le « ci-devant chapelain de l’église cathédrale de Coutances » en même temps président de la Société des Amis de la Constitution de Coutances.

On continuait à jurer ou à ne pas jurer. Régnier, curé du Mesnil-Véneron, refusait « à son grand regret le serment tel qui est ordonné, quant à ce qui regarde le maintien

dé la Constitution et ce qui regarde seulement la religion ».

Arch. Municipales Rampan, Reg. municipal, Rampan.

. Arch. Manche, L II 1014, Reg. directoire district, fos 62-63. Ibid. L IT 1014, Reg. cit. fos 71, 72.

. Ibid., L II 1014, Reg. cit., fo 77.

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Le 20 février, le curé et le vicaire du Dézert jurèrent!. Le même jour, le vicaire de Maupertuis prêtait serment ; son curé en faisait autant mais avec ce commentaire : ( Disposé à rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse qui m'est confiée, d’être fidèle à la nation, à la loi et au roi et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi, en tout ce qui concerne la puissance temporelle. Je jure aussi d’être fidèle à la loi de Dieu, de maintenir de tout mon pouvoir la religion catholique, apostolique et romaine et d’être soumis à l'Eglise en ce qui concerne la puissance spirituelle ?». Le curé de Hébécrevon, après avoir refusé le serment, avait apposé une protestation à la porte de la sacristie. Le directoire du département arrêta que ce curé serait dénoncé par le procureur syndic du district de Saint-Lo à l’Accusateur public du tribunal du district?. Le 20 mars, J.-B. Malherbe, curé de Cerisy, prêtait serment d'abord en termes vagues, puis en termes précis sur l'invitation de la municipalité # Le 23 mars, le directoire du département destituait le prieur-régisseur de l'hôpital de Torigni qui avait rétracté son serment ?. À La Haye-Bellefonds, le curé Cosnard, en raison de son grand âge et deses infirmités se fit apporter dans son fauteuil pour prêter serment, le 27 mars 1791 ; le desservant et le maitre d’école du lieu jurèrent de mêmef. Les trois curés des trois paroisses de Percy avec leurs trois vicaires jurèrent aussi. À Torigni, le curé-doyen

Deschamps prêta le serment tandis que son vicaire le refusait.

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