Arch. municipales Cerisy-la-Forêt, Reg. cit., fo
citoyens qui n’illumineraient pas seraient punis d'amende f.
Sur la fin deJ’année 1791, très violente en maints endroits, on trouve trace de deux nouvelles prestations de serment, celles du curé et du vicaire de Vidouville ?.
Un arrêté du Directoire du département du 9 novembre avait provisoirement réuni la paroisse Notre-Dame à celle de Saint-Laurent de Torigni *. Le maître d'école de Saint-Amand refusa le serment et fut destitué .
Le 9 décembre, le curé de Notre-Dame de Saint-Lo Moriet envoya à l’Assemblée Nationale son adresse intitulée « Adresse d’un prêtre citoyen à l’Assemblée Nationale ». Il y joignit une affiche. « C’est, déclarait-il aux représentants de la nation, un tableau raccourci des principes dont vous avez, par un de vos derniers décrets, désiré la communication aux classes des citoyens qui ont le plus besoin d’être précautionnés contre les séductions du fanatisme ». En tête on lisait : « Avis de M. le Curé de Saint-Lo. Une démarche publique qu’on a mal interprétée, a besoin d’une justification publique ». Un discours précédent publié par Moriet, sous ce titre, avait été vivement attaqué. Bécherel indigné d'y être traité d’ « Evéque extérieur » avait déposé cet écrit sur le bureau du Conseil de la commune de Saint-Lo. La municipalité avait engagé à se rétracter Moriet qui refusa. L'affaire fut portée devant le Département. Loin de condamner le curé de Notre-Dame, les administrateurs approuvèrent « les principes et la conduite dudit euré qui, par ses ménagements et sa modération, n'avait jamais eu d’autre but que de ramener les esprits et prévenir un schisme qui, à la fin,
comme il le prédit dans ce même imprimé, devait produire et
1. Arch. municipales Torigni-sur-Vire, D 1, n° II, Reg. Conseil Général Torigni, fo 30.
2. Arch. municipales Vidouville, Reg. délibérations municipales.