‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 152 sur 314 · DIS · texte numérisé non relu

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menaces !. Des paroles on passa bientôt aux actes. La veille d’une foire, des femmes pauvres, en passant près de lui le couvrirent de boue. Un pharmacien et un médecin les imitèrent. Un autre jour, des inconnus le menacaïent de leurs pistolets. Ce n’était que le commencement. On excita les chiens contre lui pour lui mordre les mollets. On tira des coups de fusil sur les fenêtres de sa chambre. Finalement, le 25 mars, on alla plus loin et l’on essaya de mettre le feu à sa maison de Saint-Amand. L’incendie fut rapidement éteint et les dégâts, par hasard, se réduisirent à peu de chose. L’instr'iction sur le champ ouverte par le juge de paix demeura infructueuse. On en vint presque, semble-t-il, à insinuer que Marguerit pouvait bien avoir mis lui-même le feu à sa propre maison *. Après avoir tenté de brûler vif l'infortuné pasteur dans sa demeure, on tenta de l’empoisonner. Marguerit fut même pris de vomissements convulsifs. Toutefois il en fut quitte pour la peur ?. Le 20 avril une lettre du curé parvint au District. Elle exposait ces faits. Le Directoire autorisa le receveur du district à lui payer le traitement du présent trimestre sans aucune retenue pour le dernier tiers de la contribution patriotique #. On avait accusé Marguerit d’avoir enlevé des pierres d’autel consacrées, au moment de l’incendie. Il avoua les avoir retirées de crainte qu'elles ne fussent volées par des insermentés et utilisées par eux, se promettant de les rapporter quand le danger serait passé. Il manifesta d’ailleurs son étonnement d’être appelé à ce sujet devant l'officier de police du canton *. Le 23 avril le

Corps municipal de Torigni adressa à Marguerit une lettre lui

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