Arch. Manche, L IT 1016, reg. direct, district, fo
5, Ibid, L, II 1100,
Aimé-
Le
exprimant son estime au sujet de cette persécution !. Le 21 septembre, le Directoire du district lui décernait ses éloges: pour son civisme : (« L'administration ne devait point dissimuler les plaintes fréquentes qu’elle avait reçues, verbalement, il est vrai, sur l'indifférence de la municipalité de Saint-Amand à l'égard des prêtres conformistes » ?.
À Soulles, les divisions religieuses étaient à l’état aigu. Le Directoire du district, en décembre, invitait le Conseil de la commune à prècher l’union et la concorde aux habitants, à faire respecter le pasteur de la paroisse et à empêcher tout trouble du service divin ?. Et enfin à Fervaches, le refus du curé et du ci-devant vicaire de lire une lettre pastorale de Bécherel, amenait les plus vifs incidents entre la municipalité et les deux ecclésiastiques. On en arriva au mot de coquin #. À Brectouville il y avait eu des explications crageuses entre les officiers municipaux au sujet du serment que le curé devait
renouveler °.
Avec 1793 le mouvement antireligieux ne cessa de s’accenter. Les décrets n’atteignaient plus seulement les réfractaires. Le clergé constitutionnel à son tour, après avoir connu les honneurs civiques, allait tomber dans une demi disgrâce, puis dans une complète disgrâce. Les lois du 20 septembre 1792 avaient établi le divorce et interdit la tenue de registres de catholicité ainsi que la publication de bans. La proclamation du 22 janvier 1793 alla plus loin. Elle enjoignit aux évêques de