Arch. Manche, L II
H Co 1
retirer sur le champ leurs mandements au sujet de l’état-civil et du divorce et défendit aux ecclésiastiques de tout ordre d’en tenir compte.
En cas de désobéissance, les uns et les autres seraient poursuivis comme rebelles aux décrets f.
Ainsi qu'en nombre «endroits, les municipalités du district de Saint-Lo demeurèrent constitutionnellement pieuses. Certaines manifestèrent leur souci d'égalité dans Péglise. Dès 1792 cette préoccupation égalitaire s'était révélée. La municipalité de Remilly, en février, avait fait détruire les banes qui avaient un aspect de supériorité, les remplaçant par des banes rigoureusement uniformes ?. Celle de Tessy, le 1° juin, avait agi de même ?. Celle d’'Agneaux abolit jusqu'au paiement des chaises #. Quant à la municipalité de Carantilly, «dans le but d'assurer l'égalité », elle décida que les bancs « clos et fermés seraient expulsés et mis hors de l'église, qu’ils seraient remplacés par des bancs égaux à tous les autres, que les bancs où s’asseoient les femmes seraient égaux à ceux des hommes ». Les anciens bancs seraient vendus aux enchères ?,
Après s'être occupé des bancs, on songea aux soutanes. A la suite d’une lettre adressée par le directoire du district à la municipalité de Saint-Lo au sujet de la suppression du costume religieux, le maire tenta plusieurs démarches auprès du curé Moriet pour l'engager à ne plus célébrer l'office en soutane blanche de régulier, mais il ne put le rencontrer. Il promit le
8 février d'intervenir à nouveau f.