Archives Manche, L II 1008, Conseil district, fo
au District et réclamait contre lui des mesures de rigueur : Il avait été nommé à la cure de Saint-Symphorien par le ci-devant prince de Monaco. Il se faisait appeler abbé de Saint-Symphorien parce qu’il se donnait pour gentilhomme et regardait lPexpression de curé comme au dessous de lui et ne convenant qu'à un pasteur roturier. Il avait été désigné ensuite pour la cure de Torigni jugée plus lucrative. Il ne se contentait pas de la dîime et de son bénéfice, il faisait payer pour ladministration des sacrements, et s’arrogeait des droits pour les baptêmes, mariages et sépuitures. Dernièrement il avait été dénoncé à la Société Populaire pour cette exaction. Dans les temps des premiers comités qui se formèrent partout, il s'était comporté envers celui de Torigni de telle façon qu'il avait été condamné à fournir une guérite pour la garde nationale par une transaclion qu'il signa. À son dire, son serment lui aurait attiré quantité de persécutions et sa persistance à ne le point rétracter les aurait multipliées. En réalité il avait toujours « exercé les actes de l’ex régime malgré les lois constitutionnelles »; la municipalité avait été obligée de prendre un arrêté le 18 brumaire pour «lui rappeler que le costume des prêtres et Paccoutrement sacerdotal étaient prohibés, indépendamment de quoi il-a toujours continué ». « Malgré l'établissement de loflicier public, il s'était encore permis de publier des bans de mariage, entretenant ainsi des préjugés religieux contre les décrets. Enfin le dernier décadi de pluviôse il n'avait pas craint de célébrer un mariage dans la ci-devant église de lhôpital de la commune !.
Des lettres de prêtrise étaient déposées en grand nombre au District : Poisson et Le Chevalier, vicaires à Sainte-Croix
avaient donné l'exemple. Deux autres prêtres l'avaient suivi