‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 159 sur 314 · Arch Manche, L II · texte numérisé non relu

Arch Manche, L II

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collègues de Sainte-Croix certifiaient, le 23, que leur commune était la première du district où l’on eut cessé l’exercice public du culte !. A Marigny l’église était fermée le 25 ?. Le 26 la fermeture eut lieu à Amigny ? et à Saint-Pierre-de-Semilly {. Avant le 10 germinal furent fermées les églises de Lamberville, Agneaux, La Chapelle du Fest, Mesnil-Opac, Saint-Fraguaire, Sainte-Suzanne-sur-Vire, Saint-Jean-des-Baisants, la chapelle de l’Hospice de Saint-Lo. Les églises de Saint-Thomas, de Gouvets, du Mesnil-Herman, de Cerisy, Tessy, Giéville, Maupertuis, Montreuil, Mesnil-Raoult, Villiers-Fossard, Saini- Samson-de-Bonfossé, Moyon, La Luzerne, Saint-Sauveur-de- Bonfossé, Domjean, Mesnil-Eury, Mesnil-Amey, La Barre, Saint-Georges-d’Elle, Hébécrevon, Mesnil-Durand, Baudre, Brectouville, Saint-Vigor-des-Monts, Rampan, Troisgots, Fourneaux, cessèrent au même moment d’ètre ouvertes aux fidèles.

On possède 43 des lettres adressées aux autorités pour les mettre au courant. Ces lettres expriment généralement le souci de l’obéissance pure et simple. Dans la plupart des communes, les populations restèrent muettes et calmes, craintives même. Le clergé constitutionnel fut extrémement docile ?. Quelques municipalités seules ajoutèrent une note plus civique à leur missive, à l'exemple de celle de Chevry. « L’évènement a étonné les femmes, mais cette petite commune s’est toujours distinguée par son civisme raisonné. » Dans son zèle elle s’excusait d’un solécisme, ce qui « ne se répéta pas 6 ».

La municipalité de Saint-Georges écrivait : « Le citoyen Guillaume Saint, le curé, dont le patriotisme s’est élevé à la hauteur des circonstances a su faire connaître par ses discours

. Arch. Manche, L II 1101.

. Ibid.

. Arch. municipales Amigny, 2m€ Reg. municip. Amigny, f° 14. . Arch. municipales Saint-Pierre-de-Semi)ly, Reg. municipalité. . Arch. Manche, L II 1101.

. Ibid.

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et par son exemple que l’obéissance à la loi doit emporter sur tout et que sans elle on ne peut être heureux. Tous ont suivi sans murmurer ce conseil. La tranquillité est dans la commune, tous sont au pas, la raison les éclaire » !.

La municipalité de Montrabot se montrait moins satisfaile : « Les bons patriotes, déclare-t-elle, ont bougrement murmuré, après avoir soutenu depuis quatre ans la Révolution, que ce n’était pas la Religion que l’on voulait attaquer » ?.

Torigni envoyait au District « les vases sacrés et ustensiles églisiers » en annonçant la fermeture de l’église. « Notre culte, ajoutait la municipalité, est la Constitution » $.

A Cerisy-la-Forêt, on fermait l’église sans explications #.

Les noms des communes se laïcisaient. Le chef-lieu du district remplaçait le nom de son saint patron l’évêque Léô par celu: de Rocher de la Liberté. La petite commune suburbaine de Saint-Georges-de-Montcocq s'appelait civiquement Georges la Montagne; Saint-Romphaire devint Bel Air, Saint-Clair-sur- Elle se mua en Clair Bocage. Dans la plupart des cas on supprima le mot Saint ce qui donna des vocables comme Louet, Pierre de Semilly, Symphorien ?.

Au même moment on s'occupait des prêtres.

Le 18 ventôse le Département transmettait copie d’un arrêté du représentant du peuple Lecarpentier portant que le nom des prêtres suspects lui serait adressé avec les motifs de suspicion 6.

À Torigni la municipalité avait cessé d'estimer Marguerit.

Elle donnait sur son compte les plus mauvais renseignements

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