Ibid., fo
Te
À Gouvets il y avait des rassemblements nocturnes sous prétexte de cérémonies religieuses dans lesquelles des soidisants prêtres tendaient à exciter la révolte. Le Directoire du district arrêta que des patrouilles de gardesterritoriales seraient envoyées dans cette commune. Si les auteurs de ces rassemblements étaient saisis, ils seraient traduits incontinent devant l'officier de police du canion !.
Le 2 germinal, l’Agent national faisait connaître que des ci-devant prêtres, dans des rassemblements nocturnes depuis quelques jours avaient engagé aux environs de La Colombe plusieurs officiers municipaux, notables et officiers de la garde nationale à démissionner. Si les démissions étaient acceptées, cet exemple serait suivi ?.
Le culte renaissait. À Guilberville, des citoyens avaient réclamé les clefs de l’église pour y faire dire la messe et y avaient replacé des statues. Une croix avait été replantée. À Saint-Lo on avait également replanté des croix. Le Directoire du district, considérant que de pareils faits étaient des infractions à la loi du 3 ventôse sur la liberté des cultes, fit envoyer le 8 germinal des forces militaires à Guilberville et requit la municipalité de Saint-Lo de veiller à l’exécution de l’article 7 de la loi du 3 ventôse :. ù
L'agent national écrivait au Comité militaire de la Convention : « Le fanatisme est un autre hidre à combattre. Il infecte quelques communes. La plupart demandent des messes ; les croix se relèvent ‘ ».
Par un arrêté du 6 germinal, les représentants du peuple près les armées des côtes de Brest et de Cherbourg, Guerno