Arch. Manche, L IT 1006, Reg. conseil district, f
De son côté, le Conseil de la commune de Saint-Lo, édietait de nouvelles taxations, interdictions et amendes. C'était le renouvellement des mesures contre les ( regratiers » et traiteurs pour les marchés. Ces taxations étaient les suivantes :
Il serait payé aux meuniers 1/19° de la valeur des grains qu’ils moudraient. Les œufs se vendraient 5 sols la douzaine de Pâques à la Saint-Michel; 7 sols de la Saint-Michel à Pâques; une once de tabac en poudre, 2 sols 6 deniers ; l’eau-de-vie de poiré et de cidre (le petit pot) 4 sols, l'eau-de-vie de vin (le petit pot), 6 sols, le pot de lait doux et gras de Pâques à la Saint-Michel, 4 sols, de la Saint-Michel à Pâques, 6 sols. D'autre part, la livre de charbon en détail se vendrait 1 sol 6 deniers, la livre de chanvre (1"° qualité), 10 sols, la livre de lin (1"° qualité), 12 sols 1.
Les ouvriers batteurs de grains par décision du Conseil de la commune de Saint-Lo percevaient selon l’usage de 1790 le treizième métan de tous les grains: Ils apportaient alors leur nourriture, et lorsqu'ils s’occupaient d’un autre travail, ils étaient payés cinq sols par jour. En 1791, 1792, 1793 et 1794 ils reçurent le même salaire, sauf qu’ils gagnaient dix sols quand ils étaient employés à d’autres travaux ?.
Le beurre manquait : Au dernier marché, disait le 6 vendémiaire an II la municipalité de Saint-Lo, la distribution du beurre avait été très difficile parce qu’il y en avait peu pour beaucoup de citoyens. Le Conseil fit tirer au sort par des gardes nationaux l’ordre dans lequel les sections se succéderaient au prochain marché pour l'achat du beurre ?. |
On fut obligé aussi de distribuer l'huile selon certaines règles. Les familles de quatre enfants auraient un pot d’huile,
1. Arch. municipales Saint-Lo, D 31, Reg. cité, fo 46. 2. Arch. muuicipales Saint-Lo, D 31, Reg cité fo 182. 3. Arch, municipales Saint-Lo, D 31, fo 191.
celles au-dessous : une chopine. Les deux classes les plus indigentes participeraient seules à cette distribution qui s’effectuerait en commençant par la classe la plus pauvre 1.
L’an II ne s’annonçait pas mieux au point de vue des subsistances. Le sixième jour du deuxième mois, la ville de Saint-Lo était à la veille de manquer de pain. Le Conseil du district fit appel aux municipalités en retard pour cette fourniture. Elles devraient apporter l’arriéré en plus de la quantité requise pour le marché du mardi suivant®?.
Le 22 brumaire on craignit des désordres en présence de la disette : Saint-Lo n'avait reçu que 166 boisseaux au lieu de 854. La municipalité demanda au District d'extraire comme emprunt 200 boisseaux de grain moitié froment, moitié orge du magasin des subsistances ÿ.
Les accaparements continuaient. Déjà le 30 vendémiaire an II, deux « sommes » de beurre ayant été transportées sans passeports, avaient été saisies. Le Conseil de la commune de Saint-Lo décida de les faire vendre aux citoyens de la ville qui en manquaient *.
Un accaparement de suif avait été dénoncé au District le G frimaire. Celui-ci ordonna au Conseil de la commune de Saint-Lo de réquisitionner tous les suifs et de les’ mettre à la disposition des « chandeliers ». Les noms des acheteurs seraient mentionnés sur un registre avec la quantité de chandelles livrées à chacun ?. Les perquisitions opérées le 26 frimaïre chez les bouchers de la ville dévoilèrent l’existence de quantités de suif chez tous 6.
. Arch. municipales Saint-Lo, D 31, fo 190.
. Arch. Manche, L II 1006, Reg. cité, fo 78.
. Arch. municipales Saint-Lo, D 31, Reg. cité, f’ 26. “bide, 15197
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6, Ibid., f° 44,