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personne de leur maison, déduction faite de la quantité nécessaire à l’ensemencement. La confiscation serait prononcée contre les contrevenants sans jugement, sur simple constatation d’un membre du Conseil. Le Conseil désignait en outre des commissaires chargés de procéder à des réquisitions. Le blé des délinquants serait confisqué et ils auraient à payer une amende égale au prix du blé dissimulé par eux f.
À Saint-Lo, il y avait encore des infractions à la loi du maximum commises par des bouchers et autres marchands ?. Dans le but d’enrayer la pénurie des denrées, comme l'avait décidé le District, on avait pêché des étangs d’émigrés: celui des Grimaldi de Torigni, celui de la Gonivière à Saint-Louet, ceux de Semilly, celui de la Roque à Sainte-Croix à.
Quant aux mesures prises pour la culture des pommes de terre, elles n’eurent pas l’approbation de la Commission d’Agriculture et des Arts. Cette commission écrivit même à l’Adminisiration du district le 23 floréal en la blämant d’avoir ordonné aux cultivateurs sur 100 vergées d’en réserver une à la culture des pommes de terre. La Convention nationale, seule, ajoutait la lettre, a le droit d’ordonner de tels changements. La prospérité de la République doit être fondée sur l’agriculture et les progrès de l’agriculture ne peuvent reposer que sur la liberté et la sûreté des propriétés #.
L’agent national de Saint-Lo, le 10 prairial, requit le Conseil de faire surveiller les bouchers et de leur réclamer chaque décade un état exact et vérifié des cuirs provenant de l’abat du bétail en distinguant ceux qui étaient vendus et ceux
qu'ils avaient encore. Il fallait arrêter « les spéculations sor-
1. Arch. municipales, Percy, Reg. délibérations conseil général Percy, non folioté.