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teries dans la répartition générale des chiffons qui venait d’avoir lieu. Ces papeteries étaient celle de Saint-Quentin et celle de Marigny !.
La pénurie de cuir se faisait sentir à tel point que les cordonniers ne pouvaient s’en procurer ?. Dès le 1% prairial, les tanneurs écrivaient au District au sujet de leur manque d’approvisionnement *. Le 18 floréal, l'Administration prit un arrêté pour vérifier la situation de chaque tannerie #.
Le troisième jour des Sans-Culottides, le Conseil de la commune du Rocher La Liberté prenait des dispositions en vue de la vente du beurre etdes œufs obtenus pour le prochain marché par des réquisitions du Directoire du district dans les communes du voisinage. Chaque citoyen ne s’approvisionnerait que pour très peu de temps au prix du maximum selon le nombre des membres de sa famille. Une carte serait remise à la maison commune aux gens qui auraient apporté des œufs et du beurre pour leur en donner décharge auprès de leur commune ÿ.
L'an II] commença mal pour les subsistances dans le district. La chute de Robespierre avait marqué la fin du régime de la Terreur. Si ce régime avait fait de nombreuses victimes, il avait obligé tous les citoyens à concourir au salut public sinon par amour du bien général, du moins par crainte des sanctions révolutionnaires. Vendémiaire amena une recrudescence d’accaparements, de fraudes contre le maximum. La dépréciation de l’assignat était de 54 livres pour 100 livres de numéraire dans la Manche. Le Conseil du district semblait
redouter plus de troubles dans les marchés qu'auparavant.
4, Arch. Manche L 1 342.
Arch Manche L II 1010 Reg cité fo 105.
Arch Manche L II 1009 Reg cité f0 95.
Arch Manche L IT 1068 Reg correspondance des administrateurs n° 221. Arch municipales Saint-Lo D 31 Reg cité fe 189.
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Une lettre de la Commission du Commerce et des Approvisionnements se plaignait que la loi du maximum ne füt même pas exécutée dans les manufactures du district ?. A Airel, on la violait ouvertement, et le 2 vendémiaire, le Conseil du district arrêta que des commissaires seraient envoyés au marché dé cette localité pour empêcher les infractions. En cas de contravention, ils confisqueraient les denrées. De la gendarmerie les accompagnerait afin de maintenir la tranquillité*.
Plusieurs marchés du Calvados, voisins du district, ne faisaient pas observer le maximum. Attirés par l’appât du gain, les paysans y portaient leurs denrées et le district était dépouillé particulièrement de beurre et d'œufs. L’Administration écrivit à ce sujet à la Commission du Commerce et des Approvisionnements.
Le 5, l'agent national de Carantilly engageait ainsi la municipalité à sévir : « Citoyens ofliciers, il se manifeste ‘chez plusieurs citoyens une récalcitration à l’obéissance aux réquisitions que la municipalité délivre soit pour fournir des approvisionnements pour les marchés du Rocher de la Liberté, par les réquisitions de l'administration du Rocher de la Liberté, ou pour faire livrer la subsistance à des citoyens qui ne récoltent pas pour une année entière. C’est ne pas vouloir reconnaître les corps constitués et ne pas vouloir obéir à la loi. Il est essentiel que la muuicipalité prenne des mesures pour faire respecter la Révolution ». Le Conseil de la commune, à l'unanimité, décida l’envoi de deux gardes nationaux payés à raison de 2 livres 10 sols chacun, plus la nourriture et le logement, chez les citoyens qui refuseraient de se conformer aux réquisitions de la municipalité. La municipalité ne requérait