‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 221 sur 314 · PEN LEA · texte numérisé non relu

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Cette crise rendait le peuple plus nerveux et inquiétait l'Administration au point de vue de la tranquillité publique ellemême. L'agent national ne dissimulait pas les périls de la situation au Comité de sûreté générale. Le 1°" floréal il écrivait : « Nous jouirions dans notre commune, de la tranquillité sans la disette des subsistances, surtouten blé. Notre embarras

e fait qu’augmenter. Nos marchés ne s’approvisionnent encore très mal, qu’à force de réquisitions appuyées de garnisons et suivies d’arrestations. La disette rend le peuple remuant etil demande impérieusement du blé et ne tient compte nullement des observations de fournir ce qu’on n’a pas. La cupidité des cultivateurs qui dans leur commune ne rougissent pas de vendre leurs blés jusqu’à 100 livres, même 150 livres le métan, fait que nos marchés, où ils n’osent pas le vendre ce prix, sont mal fournis. La somme exorbitante qu’ils en trouvent chez eux est un appât bien séduisant pour le cultivateur qui abusant de la faculté qu’il a de vendre son blé à prix défendu profite de notre malheureuse situation. Il se procure le moyen de payer le loyer d’une ferme de 1.600 livres avec quatre (« sommes » de blé qui font à peu près six quintaux, de manière qu’il fait tout son profit du surplus des revenus de sa location ? ».

Les mercuriales des marchés de Saint-Lo indiquent quels prix élevés atteignirent grains et denrées en floréal. L’ascension des prix devait d’ailleurs se poursuivre bien au-delà. Le quintal de froment qui en germinal an IT avait valu de 31 à 36 livres monta en floréal de 34 à Ai livres f.

Le quintal d'orge valait en floréal de 24 à 28 livres? ;

4. Arch. Manche L II 1070, Reg. correspondance agent national et procureur syndic, fo 21.

2, Arch. municipales Saint-Lo, Reg. des mercuriales des marchés de Saint-Lo.

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