Arch. Manche, L II 1010, Reg. Conseil district, f
&. Arch. Manche, L IT 1045, Reg. cit.
5. Arch. Manche, L :35, Reg. corr. département (Reg. non folioté) — Arch. Manche, L II 1011, Reg. Conseil district, fo 128.
6. Commission de recherche et de publication des documents relatifs à la vie économique de la Révolution : la Monnaie et le papier-monnaie, instruction, recueil de textes et notes, p. 2.
Les assignats étaient devenus une véritable monnaie par suite des décrets des 8 octobre et 18 novembre 1790. L'intérêt qui leur avait été d'abord attaché ayant été supprimé, ils étaient désormais au porteur et non à ordre. On avait émis des coupures inférieures à 100 livres, puis des coupures de cinq livres.
Cependant la monnaie manquait. La menue monnaie surtout faisait défaut pour les usages journaliers. Le numéraire avait disparu au point qu'il en coùûtait un cinquième et même un quart pour l’échange des assignats de cinq livres, «ce qui surcharge la classe du peuple indigent d’une manière insupportable et anéantit les manufactures *? ».
L'Assemblée chercha un remède à cet état de choses commun à toute la France. Par le décret du 19 mai 1791, elle mit sous la protection spéciale des corps administratifs et des municipalités, les établisséments particuliers qui se chargeraient d'émettre des billets de confiance représentant des portions d’assignats, et de les échanger à volonté et au pair contre des assignats nationaux.
Il leur était seulement imposé expressément de se pourvoir aux Monnaies différentes du royaume de la quantité de sous nécessaires pour entretenir au pair l’échange à bureau ouvert de billets de confiance contre des sous et des sous contre ces mêmes billets 3.
Dans le district de Saint-Lo, ce furent deux municipalités : Sant-Lo et Torigni qui créèrent des caisses dites patriotiques pour l’émission des billets de confiance.
Le 23 janvier 1792, le Conseil de la commune de Saint-Lo