Ibid, t. I, p. 108 à
décret du 22 mars dernier. sont déclarées déchues de leur fonction, et il doit être provisoirement pourvu à leur remplacement par le Directoire des départements » !.
L'arrêté du 20 juin du Département confirma ces dispositions. Ce fut là une cause générale de désorganisation scolaire. Souvent les maitres et maîtresses refusèrent le serment et on dut pourvoir à leur remplacement ?.
Le décret rendu le 18 août 1792 par l’Assemblée législative sur la proposition du Comité d’Instruction publique, acheva la destruction de l'édifice scolaire en provoquant la ruine de bon nombre de petites écoles. En même temps qu’il déclarait « détruites et supprimées » les corporations religieuses, et défendait de confier à l'avenir, « aucune partie de TEnseignement public aux membres des ci-devant corporations », il ordonnait que les biens des séminaires, collèges, etc. formant la dotation des corporations fussent vendus dans [a même forme et aux mêmes conditions que les autres biens nationaux.
Au milieu de cette sorte d’anarchie scolaire quelques municipalités ne se laissèrent pas décourager et firent preuve d’une grande activité en faveur de l’Instruction publique.
Dès le 4 décembre 1791, la commune de La Meauffe avait pris un arrêté pour demander l'autorisation d'établir une école à même les deniers provenani du seizièine des domaines nationaux. On construirait des bâtiments convenables.
Le Directoire du district, le 12 mars 1792, tout en louant ces intentions les jugea prématurées puisque le Corps législatif n'avait point encore fait de loi d'éducation uniforme et géné-
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