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des avocats au bailliage de Saint-Lo, envoya au roi, par l’intermédiaire du Garde des Sceaux, un mémoire contenant des revendications semblables. Ce mémoire qui approuvait celui des avocats au Parlement de Normandie, soutenait énergiquemént les droits du Tiers à l’égalité de représentation qui (n'est opposée à aucune loi constitutionnelle et fondamentale. Si cette loi existait, ajoutaient-ils, il faudrait la réformer comme injuste, barbare et contraire au droit naturel et public, ainsi qu'aux règles nécessaires de toute association civile » f. - Le 19 janvier 1789, les officiers municipaux de Saint-Lo rédigeaient une adresse, hommage de leur reconnaissance au roi pour sa décision du 27 décembre 1788 attribuant au Tiers la parité du nombre des représentants avec les deux autres ordres. Ils rappelaient leur respect de la distinction des ordres déjà exprimé dans le mémoire du Tiers-Etat de Saint-Lo, en déclarant assez hardiment : « Fidèles à ce principe, les communes de votre royaume se borneront certainement à demander la suppression des abus au moyen desquels elles se trouvent, pour ainsi dire, seules chargées du fardeau des impôts, sans prétendre anéantir la gradation des ordres. Le Tiers-Etat se contentera d’envier l’admission aux honneurs lorsqu'il y sera appelé par le mérite et la vertu, et la noblesse est elle-même trop intéressée à se perpétuer de cette manière pour qu'elle cherche à priver le dernier ordre de cet espoir qui pourra seul faire des citoyens et des héros jusqu’à ce qu'enfin le véritable patriotisme soit développé dans toute son éneroie
La période proprement dite de la convocation des Etats- Généraux s'ouvrit en février 1789. À l'instar de plusieurs villes