‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 294 sur 314 · Ibid., L 59, Reg. Conseil général département, fo · texte numérisé non relu

Ibid., L 59, Reg. Conseil général département, fo

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de ces piques !, la fabrication en ayant été imposée par ordre du Comité de Salut Public. Il en fut fabriqué 491 avec 7.209 hampes ?.

Le huitième jour de ce même mois, le Conseil du département invitait tous les citoyens à se défaire des objets de cuivre et plomb qui ne leur seraient pas absolument nécessaires. Ces matières seraient envoyées aux chefs-lieux des districts à Le District ordonnait le rassemblement de toutes les mitrailles des communes de son arrondissement #. Le 15 brumaire an Il, 70.000 livres étaient provisoirement délivrées à la manufacture d'armes de Saint-Lo ÿ.

On allait bientôt fabriquer des baïonnettes à Saint-Lo. Le 22 brumaire la Commission administrative de la Manche écrivait au Directoire du district pour le charger d’en faire fabriquer le plus vite possible et de livrer aux ouvriers le fer des grilles des maisons d’émigrés ou des églises 6.

Les ouvriers chargés de la monture des sabres résidaient à Villedieu où était leur atelier. Réfugiés à Saint-Lo lors de l'invasion des Rebelles, ils consentirent à y continuer leurs travaux. En brumaire an IT, on fit les préparatifs nécessaires en logements, matières et outils 7. Finalement, en frimaire an IT, la manufacture d'armes prenait de l'extension et une cohésion qui lui manquaient.

Le 5, le Comité des armes, avec l’autorisation des autorités constituées, décidait d'effectuer la translation de la fonderie au couvent du Bon-Sauveur $.

Arch. Manche L II 1006, Reg. Conseil district, fo 82.

Arch. Manche,, L I 560.

Arch. Manche, L 50, Reg. Conseil général département, fo 409.

Cette mitraille était destinée à combattre les rebelles (arch. Manche

ne Manche, L 50, Reg. Conseil G! Départ, fo 118. Arch. Manche, L I, 560.

Arch. Manche, L 1568, Reg. comité armes, f° 86.

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Par deux arrêtés du 22, le représentant du peuple Le Carpentier en raison de l'utilité et des neureux résultats de la manufacture et de la fonderie donna à ces établissements l’organisation qu'ils gardèrent jusqu’à leur suppression. Le Comité des Armes du district de Saint-Lo serait transformé en « Direction de la manufacture des armes » de Saint-Lo. La direction serait composée d’un directeur, d’un sous-directeur,

de deux adjoints, etc.

Le Comité était autorisé à disposer du couvent ci-devant

Bon-Sauveur pour y transporter, réunir et fixer tous les établissements de la manufacture d'armes ; à requérir à la mine de Littry le charbon de terre nécessaire; à prélever dans la vente de bois nationaux la quantité de combustible voulue ; à employer le moulin national de Candol t

La manufacture s’occupait aussi de la réparation des fusils des bataillons de passage ou en garnison. Elle effectuait encore la réparation des fusils destinés au département ?.

Le 29 nivôse, le Comité des armes priait le Département de faire réserver pour la manufacture de Saint-Lo, l'acier dont étaient chargés plusieurs bateaux anglais pris par la République, Cette demande fut transmise favorablement au représentant du peuple Bouret #.

Mais l'argent manquait cruellement. Le 30 nivôse, le Comité des armes rappelait au Département une demande de 230.000 livres du 15 nivôse. Le silence administratif l'avait amené à envoyer un délégué au représentant du peuple Le Carpentier à Saint-Malo, mais il était alors à Brest. Restant avec 1.000 livres en caisse alors qu’il était dû 15 à 25.000 livres à plus de 160 ouvriers, il députa un citoyen près du Département pour obtenir une réponse. Son dernier recours,

1. Arch. Manche, L I 569, Reg. Comité des armes, fos 9, 3, 4. 2. Arch. Manche, L I 560.

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