CASE CE
blement des armes qui doivent porter le coup mortel aux tyrans et à leurs satellites ! ».
Le huitième jour du deuxième mois de l’an II, le Conseil du département décidait d'envoyer un commissaire près de la fonderie de canons et manufacture de sabres qui paraissait obtenir le succès attendu”. Le cinquième jourde son inspection le représentant du peuple Alquier se montra très satisfait des sabres et remit au Conseil du districtune réquisition le pressant d'augmenter cette fabrication; il excitait également l’ardeur du Comité des armes de Saint-Lo.
Dès le 14 octobre 1792, en exécution de la loi du 3 août précédent et de l'attribution de 13.141 livres 11 sols au District, le Conseil avait chargé le Directoire de faire procéder à l’adjudication de la fourniture de 1.000 piques ?. Le 29, le District écrivait aux Districts du département pour les prier ‘d’aflicher l’adjudication au rabais de la fabrication de piques “. L’arrêté du Comité de Salut Public du 5 août 1793 chargeait le ministre de la guerre de faire fabriquer 500.000 piques pour armer les citoyens des campagnes contre les hussards ennemis 5.
Le neuvième jour du deuxième mois de l’an IT, arrivèrent des commissaires du ministre de la guerre pour faire fabriquer la quantité de piques déterminée par leurs instructions particulières. L'arrêté du 5 août devait être exécuté sans délai. Le Conseil de district arrêta qu’une réunion des serruriers, menuisiers, etc. aurait lieu le 20 du mois pour l’adjudication
1. Aulard : Recueil des actes du Comité de Salut Public. Représentants en mission ; tome 7, p. 281. Jean Bon Saint-André, lui, fit envoyer à la fonderie les cloches de Coutances : Lévy Schneider : Le conventionnel Jean Bon Saint- André, p. 601.
2. Arch. Manche, L 50, Reg Conseil général département, fos 108, 109.
3. Arch. Manche, L II 1005 Conseil reg. délibérations et arrêtés district Saint-Lo, fo 100.
&. Ibid. LIT 1050, Reg. correspondance avec département, reg. non numéroté par folios.