Ibid. 1009, Reg, Conseil district, f
3. Arch. Saint-Lo. Reg. délibérations Conseil Gl Saint-Lo, D 31, f 98.
récoltés dans les communes devaient être rassemblés au cheflieu du district !. Quant au charbon qui serait fait dans le district, il devrait être envoyé près de Rouen ou à Caen comme il n'existait aucune fabrique nationale de poudre dans le district de Saint-Lo.
Si le chef-lieu déployait de l'activité, il n’en était point de même des autres communes. Elles montraient une inertie qui désolait l’Agent national. Avertissements, réquisitions n'avaient nul effet. Trois communes seulement, au 12 floréal, en dehors de Saint-Lo, commençaient à prendre des mesures pour former un atelier sur leur territoire ?.
Percy, chef-lieu de canton, désignait seulement le 10 thermidor an Il, deux citoyens pour s’instruire au Rocher la Liberté, de « l’art de la fabrication du salpêtre » *.
Le 3 messidor, le Conseil du district déclarait: « qu’au mépris de ses invitations et de celles de l’Agent national faites et réitérées aux communes pour engager à s'occuper sur le champ de la fabrication révolutionnaire et extraordinaire du salpêtre sans lequel le peuple français, au milieu de ses brillantes victoires ne pourrait conserver longtemps l'exercice de ses droits naturels et le maintien de sa liberté, la très grande majorité des communes est restée dans une insouciance autant repréhensible qu’elle est criminelle envers la Patrie ».
Considérant que l'arrêté du Comité de salut publie du 4 prairial, qui imposait à chaque district l'obligation absolue de fournir un millier de salpêtre par décade, à compter du 20 du dit mois de prairial, n'avait encore produit aucun effet sensible dans le district du Rocher la Liberté et que chaque
jour l’Agent national faisait part à l'Administration des nou-