‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 304 sur 314 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

quantité de 2.000 livres de salpêtre a été obtenue »!.

Pour encourager les communes à se livrer à ce travail si important, l’'Adnnnistration du district avait fait faire des avances en faveur des établissements qui en avaient réclamé, notamment des grands ateliers Mais le District n'avait pu ni dû prendre à son compte de faire solder par la caisse publique la totalité des dépenses de fabrication puisque la loi du 14 frimaire en chargeait les communes qui devaient en être remboursées sur le produit du salpêtre et, en cas d’insuffisance, par une imposition additionnelle sur les habitants.

En établissant des commissaires par cantons pour activer les travaux du salpêtre dans toutes les communes, conformément à l’arrêté du représentant du peuple, l'Administration ne s'était pas dissimulé que ces commissaires allaient remplir des fonctions particulièrement dévolues à l'Agent du district par l’article 9 de la loi précitée. Mais l’insouciance des communes, leur négligence à procurer les cendres d'herbes vèértes demandées par un décret du 29 germinal, enfin la nécessité de connaître et d'assurer à la fois les quantités et espèces de terre salines du district, ne permettaient pas de laisser tant d’obligations sur la tête d’un seul individu.

Ces mêmes commissaires de surveillance s'étaient encore occupés de la direction de plusieurs ateliers d'évaporation que quelques communes comme Tessy, Percy, Canisy etc., avaient formés ; s'ils n'avaient point obtenu de produits bien avantageux de ces ateliers, il les avaient laissés du moins dans un état tel qu’à l’aide de quelques secours ils pourraient offrir le salpêtre que leurs localités contenaient.

Mais il était encore d’autres ateliers, ceux de Torigni et de Gerisy-la-Forêt qui avaient besoin d’un conducteur et d’un

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= le guide éclairé. L’Administration en rencontra un dont les talents en matière d'extraction du salpêtre étaient notoirement connus, et elle l’adjoignit à l’Agent du district depuis le 19 thermidor an II.

La loi du 14 frimaire an II sur le salpêtre ne mettant à la charge de la République que le seul traitement de l’Agent du district, le District en avait référé le 22 frimaire à la Convention. Il résultait de la réponse de la Commission des armes et poudres, le 8 nivôse, que les avances absolument nécessaires aux communes pour subvenir aux frais de fabrication devaient être faites par le receveur du district sur les mandats de l'Administration admis en dépense par la Trésorerie Nationale. Les commissaires chargés de parcourir les cantons pour activer les travaux du salpêtre devaient être payés de la même manière. Mais la Commission trouvait les commissaires désormais inutiles, leur travail faisant partie des fonctions de l’Agent salpêtrier du district. Cette décision devint la règle de l'Administration. Les fonctions des commissaires furent supprimées. Le Bureau s’occupa de leur décompte et des moyens de leur payer leur dû. Dans le rénvoi des commissaires de canton, devait-on comprendre les deux commissaires de surveillance ! et l’adjoint donné à l’Agent du district en raison de la grande étendue du territoire ? Le rapport priait l'Administration de solliciter leur maintien.

Par son décret du 17 germinal an III la Convention supprimait les fonctions des préposés et des agents salpêtriers des districts employés à la récolte du salpêtre. Le 6 messidor, le commissaire adjoint des Salpêtres et Poudres de la République

près les commissariats de Rouen et Caen écrivait au procureur

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