lbide1727À 4, Arch. municip. Saint-Lo, ibid., fo
taire, il décida sur le champ l'établissement d’un Comité défensif composé de membres de toutes les autorités constituées, de la Société Populaire de Coutances et de diverses autres personnes instruites dans Part de la guerre !.
D’après son arrêté du 24 brumaire les municipalités des chefs-lieux de district séraient tenues de fournir l'étape, le logement, le fourrage et autres choses de leur ressort, à toutes les troupes, Volontaires, canonniers qui passeraient ou séjourneraient d’après les ordres des représentants, des généraux ou Corps administratifs ?.
Le 25 brumaire, le Conseil du district reçut du directeur de l’ambulance de l’armée des côtes de Cherbourg réquisition de placer dans l’église et les salles de l’hôpital de Saint-Lo le matériel nécessaire pour un service de 260 malades. Le Conseil arréta qu'il prendrait des mesures à cet effet ?.
Alors survint une proclamation du représentant du peuple Laplanche. Elle fut immédiatement affichée : « Les dangers de la patrie et notamment ceux du département de la Manche étaient, lisait-on, à leur comble. Les autorités constituées de Saint-Lo devaient faire sonner le tocsin dans la ville et aux environs, faire tonner le canon d'alarme plusieurs fois dans le jour et à des intervalles égaux. Cette mesure faisait partie d’un plan général et ne devait pas être retardée d’un seul instant ».
Le Conseil, considérant que les circonstances exigeaient des mesures promptes, institua séance tenante un comité de défense comprenant deux membres de l'Administration du district, deux membres du Conseil général de la commune de
Saint-Lo, deux membres du Comité de surveillance. Leur
1. Arch. Manche L 50. Reg. Conseil général département fo 124, 2. Arch. Manche L 50, reg. Conseil général département fo 124. 3. Arch. Manche L II 1007, reg. Conseil district fo 3.
mission serait de prendre d'urgence toutes les mesures convenables. Le Conseil du district y appela Cauchard et Lescot !.
Le 25 brumaire, le chef de la légion du Nord recevait l’ordre de faire partir de suite un détachement de la garde nationale pour Percy. Comme le salut public exigeait une grande célérité de transports, il y eut des réquisitions de voitures. Un dépôt de 23 voitures, attelées et chargées de de fourrages fut formé à l’ex-abbaye de Saint-Lo. Le 6 frimaire, le Conseil décida que le service de ce parc de voitures commencerait le 10 frimaire. Le commissaire des guerres fut invité à autoriser l'exécution de cette décision *.
L'armée du général Sepher avec le représentant du peuple Laplanche était arrivée à Saint-Lo le 25 brumaire entre dix et onze heures. On n’avait pas été avisé de cette arrivée et il fallut prendre d'urgence les dispositions nécessaires. Les troupes furent logées en partie chez les habitants, en partie dans l’église Notre-Dame. Tout ce qu'il y avait à faire fut fait et il ne se produisit aucune plainte.
L'ordre de couper le pont de Gourfaleur, d'ouvrir des tranchées et de faire des abattis fut donné et exécuté 3.
Le bruit ayant couru que 10.000 Rebelles étaient aux environs de La Colombe, les notables de Saint-Lo firent prévenir le District et ordonner de battre la générale, ce qui fut fait sur le champ ?. On lut une lettre de Costin, commissaire du Département. Il annonçait un envoi considérable de forces vers Saint-Lo et Coutances #.
Au milieu du civisme général, le Conseil du district
déplora la conduite scandaleuse des citoyens de Villiers-