‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 43 sur 314 · Arch. Torigni, reg, cit, de fe 116 à fo · texte numérisé non relu

Arch. Torigni, reg, cit, de fe 116 à fo

décida d'envoyer une adresse à l'Assemblée Nationale par les soins de Plouain du Breuil, conseiller au bailliage de Torigni et de Lechevalier de la Varinière, actuellement à Paris.

Pendant ce temps des troubles du même genre éclataient dans les environs de Saint-Lo, si l’on en juge d’après les rares pièces de correspondance retrouvées. Le 18 août 1789, les paysans de Saint-Fromond persistaient dans leur intention de culbuter les colombiers, comme on l'avait fait dans plusieurs autres paroisses. Le 23, un gentilhomme du lieu se plaignait d’avoir été l’objet d’injures. Le syndic de la Chapelle-Enjuger était insulté.

À Saint-Lo la visite des passeports devait être minutieuse puisque le 28 août, Dumouriez écrivait aux officiers municipaux que M. de Chabanon, inspecteur général des domaines du duc d'Orléans, avait été arrêté et soupçonné en passant par cette ville malgré la régularité de ses passeports. D'ailleurs un certain nombre de personnes y furent arrêtées et interrogées comme suspectes.

Le 30 août, les membres de la municipalité de Tessy demandaient à Saint-Lo des fusils et réclamaient ceux des habitants des environs de leur localité pour maintenir le bon ordre, « car beaucoup d’étrangers y passent plus que jamais de jour et de nuit » !.

Le Comité de Bayeux proposa au Comité de Saint-Lo que les volontaires à cheval de Saint-Lo se rendissent à l'entrée de la forêt vers Bayeux afin d'entretenir la chaîne de süreté et la correspondance des deux Comités » ?.

On ignore la date de la formation du Comité National de Saint-Lo, mais on est sûr qu'il existait avant le 8 août puisqu'une adresse manifestant son respect à l'égard du Souverain

4, Arch. Municipales, Saint-Lo (non inventorié). 2. Ibid.

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