‹ Le District de Saint-Lo Pendant la Révolution 1787 – An IVChapitre 47 sur 314 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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n'offre qu’un intérêt purement historique. Mais le 12 décembre, les députés de Nogmandie réunis sous la présidence du duc de Coigny, par 37 voix contre 17, adoptèrent le plan divisant la Normandie en einq départements. Ce fut là le plan définitif. f Le 17 décembre, ils se rendirent au Comité de constitution en vue de simples rectifications de détail. ?

L'un des cinq départements, celui borné par la mer de la Manche au Nord, à l'Est et à l'Ouest, par les futurs départements d’Ille-et-Vilaine, de l'Orne et du Calvados au Sud et Sud-Est, fut désigné au début sous le nom de Cotentin.

Le Cotentin, à l'instar des autres nouvelles circonscriptions du royaume se passionna pour ses futures destinées. Villes et bourgs révèrent d’être chef-lieu du département ou tout au moins de district, en un déchainement d'amour du clocher et d'ambition locale. Certaines cités se coutentèrent de la sollicitude de leurs députés à l'Assemblée nationale, telle Saint-Lo. D'autres, comme Coutances, envoyèrent des ambassadeurs extraordinaires pour disputer la proie à laquelle un moment Avranches et Carentan avaient elles aussi songé. Fière de son bailliage qui avait compté 21 avocats, Torigni délégua deux membres de son Comité national, le 3 janvier 1790, pour porter ses revendications aux représentants de la nation. ? Le 7 janvier, C'était à Caen qu'il envoyait deux députés chargés eux aussi de réclamer un dictrict et le maintien du bailliage. 4 Quant aux petites paroisses, pour des-motifs de commodité, elles demandaient à faire partie d’un district plutôt que d’un autre. ?

Guidés par un esprit de tradition, les députés du Cotentin

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