Arch. Manche, L II 1005, Reg. cit. fos
Les administrations de district servaient en outre d’intermédiaires entre les municipalités etles administrations de déparment. Ainsi que leurs directoires elles étaient entièrement subordonnées aux administrations et directoires de département.
Les conseils de district ne pouvaient tenir leur session annuelle que pendant quinze jours au plus, et l’ouverture de cette session précèderait d’un mois celle du Conseil de département. Ils avaient seulement à s'occuper de la préparation des requêtes formulées dans l'intérêt du district, de leur présentation à ladministration de département, de la recherche des voies et moyens d'exécution et de l’examen des comptes de gestion de leur directoire.
Les directoires de district étaient chargés de l’exécution, même dans le ressort de leur district, sous la direction et l'autorité de l'administration du département et de son direetoire. Il leur était interdit de faire exécuter aucun arrêté du conseil de district, en matière d'administration générale, sans l'approbation de l’administration de département !.
Selon la remarque très juste de Mile Rocher, «la compétence des districts était fort étendue et leurs pouvoirs très bornés ? ».
Le Conseil dont la véritable session s’ouvrit le 15 septembre pour se clore le 29, était au complet. Il siégeait toujours à l’abbaye en vertu de l'arrêté du directoire du département du 18 août”. Le procureur-syndie commença par présenter un rapport dans lequel il résumait l’œuvre du Directoire :
Le Directoire avait été consulté sur une foule de requêtes,
1. Cahex et Guyot : L'œuvre législative de la Révolution, pp. 157, 158, 160. 2. Mlle G. Rocher : Le district de St-Germain-en- Laye pendant ia Révolu-
tion, p. 82.